POUET

Nous avons entendu la ritournelle inverse qui, nous menaçant par le vide, nous coupait l’herbe sous le pied de nos inspirations sincères.

« Ce qui t’anime part d’une bonne intention mais n’oublies pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions ».

Ok et après on fait quoi ? Alors on fait l’inverse de ce qui nous inspire ou mieux on te demande qui être, comment nous comporter, ce qui est juste ou non pour nous ?

Effectivement l’enfer est pavé de bonnes intentions comme le paradis est pavé de mauvaises intentions. Et si au fond ce que l’on devait retenir dans tout ça n’était que les pavés ? Et si ce qui comptait là -dedans n’était que de vivre son intention ? Jugée bonne pour les uns, mauvaise pour les autres. Et si on laissait aux « autres » la liberté de vivre l’enfer ou le paradis sur nos pavés ?

Alors comme un enfant nous ne chercherions pas à dessiner bien, mais nous dessinerions juste. Alors comme un enfant nous jouerions pour jouer et non pour changer quoi que ce soit. Alors comme un enfant nous souririons spontanément plutôt que de chercher à justifier nos rires comme nos larmes.

Ce qui importe n’est pas ce que nous projetons devoir être ou faire pour convenir (à qui, à quoi d’ailleurs ?), mais plutôt que nous allions au bout de ce qui compte pour nous quelles qu’en soient les conséquences.

Nos inspirations, nos aspirations, nos goûts, nos préférences ne viennent pas de nulle part. Ils sont comme des balises magnétiques, des lanternes dans l’obscurité, un fil d’Ariane qui nous mène à ce que nous souhaitons expérimenter de ce que nous sommes.

Personne ne peut savoir mieux que toi ce qu’il est juste d’expérimenter pour toi. Ce qui n’empêche pas l’autre de se positionner devant toi, engendrant une nouvelle équation, de nouveaux ressentis, de nouvelles inspirations dans la danse sans fin des interactions.

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