POUET

Ce que je vis est un mouvement. Ce que je ressens est une danse, une mesure, un appel à me souvenir de ce que nous sommes. Si l’enfant qui m’habite est terrifié par l’étrange inconnu de ce mouvement perpétuel, ensemble nous nous accordons, ensemble nous nous découvrons à travers cette aventure intérieure qui colore et modélise notre extérieur.

De là où je regarde :

L’expérience de l’instant n’a pas d’autre intérêt que de m’enseigner toujours plus ce que je suis, et dont je ne me souviens pas encore. Notre réalité est une mise en scène symbolique ayant pour but de m’apprendre à accueillir.

Notre société ne nous demande pas d’être changé, mais reconnu, accueilli et honoré dans son état.

Notre société est à l’image des individus que nous sommes, lancés dans une course sans fin, avec pour but de toujours vouloir être différents, dans l’objectif de ne jamais nous accepter et nous honorer tels que nous sommes à cet instant.

Les manifestations extérieures aspirent à nous répondre. Elles répondent à nos intentions, fabriquant instant après instant le chemin le plus direct vers ce que nous souhaitons expérimenter de ce que nous sommes.
« Ton système de croyance sera validé, tu vivras ta vérité, alors écoute-toi car tu seras exaucé ».

Dans mon expérience, je ne peux pas me tromper de chemin, je ne peux pas me retrouver au mauvais endroit. Je vois que choisir de vivre l’erreur est un choix et non une réalité absolue. Je vois que choisir de vivre l’erreur relève plus de ma volonté de refuser ce que je suis et ce qui me traverse, plutôt que d’une quelconque imperfection objective.

Je choisis de me reconnaître et de m’honorer.

Je choisis de reconnaître et d’honorer mes peurs, mes vices, ma perversion, ma malveillance, ma cruauté et ma lâcheté.

Je choisis de reconnaître et d’honorer ma tendresse, ma douceur, ma bienveillance, mon courage, ma virilité et ma féminité.

Je choisis de reconnaître et d’honorer le maître qui m’enseigne à travers chaque scène, chaque mot, chaque intention, chaque être qui partage ma réalité.

Je choisis de reconnaître et d’honorer chaque sensation, chaque perception, chaque idée, chaque pensée qui me traverse et me façonne.

Rien ne me limite et je choisis d’apprendre à travers l’expérience de la limite que ce monde nous enseigne. Alors jour après jour, j’aime, je déteste, j’encense, je méprise, je cajole, je tyrannise et je te reconnais comme je suis.

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