Thérapie ou coaching, méditation ou mouvement, être ou faire ?
 
Mon cœur balance, j’observe les chantres de la motivation, de l’énergie, du feu sacré et je m’expose à leurs promesses, à leurs techniques, à leurs vérités et à leurs injonctions.
 
Souvent je me prends au jeu, je me regarde insuffisant, qui devrait se bouger, devenir mieux, expérimenter plus, produire plus, se vendre mieux, vouloir la gloire, tuer les temps morts, optimiser encore et toujours mon « mindset » et mes « setups » comme ils disent (moi aussi j’aime bien le dire…).
 
Et puis la réalité de mon expérience finit toujours par me rappeler ce que je sais de mon rapport au feu, à l’énergie, à la faim et à l’envie. Ce feu m’a toujours habité lorsque j’avais besoin de me lancer, de partir en guerre, de déplacer des montagnes, d’aller vers mes hauteurs, pour se calmer voir disparaître lorsque le jeu n’était plus à gagner mais à perdre.
 
Je ne peux pas nier que je dois autant à mes victoires qu’à mes défaites.
 
Lorsque ce feu se présente il est accompagné d’une forme consciente vers laquelle il me pousse, et ces aventures m’ont mené plus loin, au-delà de la forme initiale vers laquelle je croyais me rendre. La vie m’a offert de vivre plus que mes rêves, plus que mes cauchemars ; mes fantasmes d’hier sont étriqués à côté de mes sources de jouissances d’aujourd’hui.
 
Alors ce feu, cette motivation, cette énergie de la gagne, mouais !!! Aujourd’hui mes échecs portent leurs fruits, et ce que j’étais sensé considérer comme des victoires se montre d’une relativité toujours plus évidente.
 
La vie m’enseigne que mes rêves habitent mon esprit parce qu’ils sont ce vers quoi je me rends inexorablement, ils ne sont pas une récompense à côté de laquelle je peux passer si je me comporte mal.
 
Je sais que ce jeu peut sembler contre-intuitif pour les bêtes de performance que nous nous sommes conditions à devenir, mais il est une grande respiration pour toutes les autres parts de ce que nous sommes. Ce jeu propose d’embrasser la vie, de la laisser nous toucher en plein cœur, de la laisser nous montrer l’instant, de lui offrir nos interprétations les plus enflammées comme les plus tendres.
 
J’aime le cinéma, j’aime le cinéma sous toutes ses formes, j’aime les films d’action qui t’en mettent plein la vue, j’aime les histoires d’humains à la banalité sublimée, j’aime les histoires d’amour extraordinaires, j’aime la science-fiction et son étrangeté si humaine, j’aime les films d’horreur et leur capacité à me plonger dans des cauchemars que je n’avais pas imaginés.
 
La vie m’enseigne de cette manière-là, je ne veux pas qu’elle soit qu’un remake du rêve américain, j’aime ce que la pauvreté et le manque m’enseignent, j’aime ce que la réussite et l’opulence me montrent, j’aime ce qui se produit, ce qui m’est montré aux endroits dans lesquels j’étais persuadé que rien de vivant ne pouvait subsister.
 
Si je sais embraser ce feu chez ceux qui se retiennent d’en profiter, je ne souhaite pas le mettre en avant comme un essentiel, comme un indicateur de notre degré de présence et/ou d’accomplissement.
 
Toutes les étoiles n’ont pas besoin d’exploser maintenant. Les temps infinis qui préparent et dissipent l’explosion d’une étoile sont des phases précieuses, riches, nourrissantes et sacrées.
 
Si tu as besoin d’un coup de pied au cul et d’accélérer on mettra ça en place, on se fera le kiff de mettre la fusée sur orbite ; et si tu as besoin d’apprendre à puiser la puissance de ton vide, d’apprendre à écouter les danses de ton monde pour danser comme tu te sens appelé mais comme tu ne sais pas encore te mouvoir, alors on se fera le kiff d’aller ensemble vers tes abysses, on les visitera main dans la main et on en ramènera ce qu’elles ont à nous offrir.
 
Mon truc c’est le sur mesure, tu as envie de jouer, tu as reconnu que tu as le droit de demander de l’aide, viens jouer, viens te montrer et on sublimera le mouvement qui t’habite.
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