Romain Delaire

Wahou ! Ça continue, ça s’accélère, ça virevolte et ça danse !

A la mesure à laquelle nos vies, nos émotions, nos repères et notre perception des réalités se transforment ; le monde, la macro-situation, les grandes trames elles aussi prennent un nouveau chemin, reviennent à elle-même, se redressent et honorent leur essentiel.

C’est un peu comme si nous avions cru que le réel n’avait toujours été et ne serait toujours qu’une fatale et  interminable fuite ascensionnelle. Mais non, c’était une ascension de montagne russe et ça y est, nous sommes au sommet. Nous amorçons la descente, l’énergie emmagasinée est maintenant libérée et il est le temps des sensations, de ressentir, de se relâcher, de rire, d’observer, de se sentir vivre et de profiter de la puissance du voyage.

Oui, nous allons mourir c’est certain, d’une manière ou d’une autre et certainement pas sous la forme et sous les compréhensions auxquelles nous pourrions nous attendre. Le tour de manège à une fin. Mais avant ça, nous allons jouir. Nous allons ressentir, aimer, contribuer, tendre la main, accepter les mains tendues, nous investir, nous engager, marcher, vivre, bâtir et recevoir le fruit de nos prières, le fruit de nos souhaits, le fruit de nos pensées pour ce monde, pour notre monde, pour le monde que tu es.

Il est aujourd’hui question de faire confiance au monde. C’est le prix à payer pour que ce monde puise en lui les ressources nécessaires pour invoquer une réalité imbibée d’un bon sens intuitif, humain, aimant et toujours enthousiaste devant l’enthousiasme. Nous sommes allés jusqu’au paroxysme de la croyance selon laquelle nous devions être d’excellents exécutants, et l’embranchement présent nous propose soit d’éteindre l’étincelle pour devenir des unités informatiques programmables, contrôlables et débranchables ; soit d’abandonner les efforts épuisants et inhumains que demande le déni de dignité, le déni de légitimité, le déni de la présence de l’architecture galactique qui te chuchote à l’oreille que tu es elle, que tu es régis par les mêmes lois qui font vivre les étoiles, synchronisent les révolutions des astres et essaiment la vie qu’entre autre tu expérimentes en tant qu’humain ici et maintenant.

Selon l’angle de ce second choix, chacun d’entre nous est à son poste, à sa juste place et les petites choses sont nos leviers de contributions, de dons et de réception. Nos élans sont nos sources de nutriments et la reconnaissance de nos besoins est notre capacité d’enrichissement.

 Les petites choses, les petites peurs, les petites hontes, les petits désirs, les petites timidités, les petits courages, les petits plaisirs ; voilà les seuls choses qui demandent ton attention, ton soin et toute ta présence. Il ne t’est pas demandé d’évoluer, de réussir ou d’avoir honte de ce que tu as été. Il t’est demandé de ne rien changer. Pas une virgule, pas un mot, juste de reconnaître que tu es beau comme ça, que tu es belle comme tu ne te comprends pas, que tu l’as toujours été et qu’il n’en sera jamais autrement.

Ne change rien, avance doucement, souris de toi, cajole-toi, occupe-toi du tout petit espace sensoriel qui t’es confié et laisse tout le reste du monde s’occuper du reste du monde.

C’est courageux, ambitieux et généreux d’être venu ressentir et incarner ce que ce monde avait besoin de purger, de soigner et de sublimer. Souviens-toi de qui tu es, souviens-toi d’où tu viens, souviens-toi que tu t’aimes, souviens-toi que tu aimes vivre cette vie, souviens-toi que c’est ton choix, souviens-toi que tu es venu pour vivre ce qu’il se produit maintenant sur cette planète.

Merci


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Le documentaire qui fait fureur met en évidence que le gouvernement, les institutions et autres sphères économiques, financières ou pharmaceutiques ne marchent pas complétement pour notre intérêt. Sans blague !

En fait, même votre voisin, votre conjoint, votre famille et vos proches ne marchent pas pour votre intérêt. La vie est ainsi faite que soit vous nourrissez votre intérêt, vous le nourrissez de votre instinct, de votre ambition, de votre amour et de votre vision ; vous le faite  vivre, grandir et briller jusqu’à ce que d’autres y voient leur intérêt, soit rien.

Personne ne va et ne peut faire exister ce qui vibre en toi. Et pour que d’autres un jour t’aident d’une manière ou d’une autre il va falloir d’abord croire en toi, pour toi. C’est une autre manière de dire que si tu ne commences pas par aimer toi-même ce que tu es, tu n’inspireras personne à t’aimer.

Le deuxième point est intriqué au premier : lorsque tu affectes de l’énergie à pointer du doigt, t’offusquer ou discuter les erreurs des autres, tu ne fais que nourrir du néant et attirer à toi ceux qui veulent se battre contre quelqu’un d’autre qu’eux même pour ne pas se regarder dans leur miroir et apprendre. Le monde de ceux qui font s’en fou. Ce n’est que lorsque tu seras fatigué de critiquer les autres que tu seras bien obligé de t’atteler à ce que tu cherchais à éviter : mettre au monde ce qui vit en toi.

Donc oui les gouvernements, les organisations, les sociétés commerciales, les médias, ton voisin et ta mère se trompent en partie mais ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils comprennent et perçoivent. Pour pouvoir se tromper il faut avoir osé, il faut s’être élancé et accepter d’apprendre (même inconsciemment). C’est « bateau » mais c’est en se trompant qu’on apprend. Alors si tu perçois quelque chose dont ce monde a besoin, mets le au monde et façonne le jusqu’à ce qu’il soit évident pour nous que tu réponds à un besoin précieux. Avant ça, ferme ta gueule, rumine, crise, vis ton vide, accepte de ressentir sans comprendre ni savoir, et laisse venir l’idée à partir de laquelle tu suivras ton fil d’Ariane jusqu’à accoucher de, et faire vivre ton rêve.

Enfin, pour ceux à qui ça parlera, l’instant est brûlant, les mouvements intérieurs comme extérieurs sont intenses, le changement est palpable et il est parfois difficile de saisir si nous allons vers un cauchemar ou un rêve. Ce n’est pas vraiment le moment de statuer ou plutôt ce n’est pas le sujet : « la vie est toi, elle dessine ce qui est et sera le plus à même de t’offrir de te rencontrer, de te reconnaître et de te toucher » ; donc comprendre, maitriser et « stratégiser » n’est pas le sujet. Laisse se battre ceux qui en ont besoin, laisse se produire et se vivre les effusions de l’instant, concentre-toi sur toi. Soigne ton environnement immédiat, ce qui vit en toi à chaque instant, ce qui vit en ton corps, soigne la beauté de l’endroit dans lequel tu vis, soigne la fluidité et la sincérité des relations que tu lies avec les pierres, les plantes, les animaux, les humains et toutes les autres formes de consciences de ton environnement. De cette manière, lorsque le temps de construire viendra, tu seras ce sur quoi pourra renaître le monde qui s’effondre.

Le temps des sensibles est venu. Les guerriers ont besoin des sorcières. Le masculin a besoin de son féminin. Le temps d’honorer le simple, le fragile, le lent et la foi apporte et apportera l’énergie qu’il manque au masculin pour mettre sa puissance au service de ce qui est sacré en son cœur.


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Elle est belle, elle est puissante, elle est grisante l’énergie que la synergie de la toile du réseau humain est capable d’invoquer. Mais elle est très semblable au fil sur lequel le couple danse entre cercles vicieux et vertueux.

En pratique, la synergie de réseau décuple la puissance comme la réalité viscérale de notre rapport aux autres. Dans un couple tu peux te vendre que l’autre se trompe, qu’il lui manque quelque chose pour te comprendre et te reconnaître. Dans un réseau tu te retrouves avec plusieurs humains qui t’aiment et te détestent, qui t’admirent et te méprisent, qui veulent ta place et ont peur de perdre la leur, qui se sentent plus et moins fort en ta présence et peuvent te croire nécessaire à leur vie ou se croire capables de t’écraser (…). Alors, lorsque trop de miroirs te renvoient les mêmes résonances, il devient de plus en plus compliqué de plaider l’insuffisance ou l’incompréhension des autres, il devient de plus en plus compliqué de résister à autant de démons. Ton salut n’a alors plus d’autre voie que celle de ta souveraineté intérieure, celle de ton respect de toi dans des mesures qui jusque-là étaient inconnues. Une reconfiguration nouvelle, un apprentissage nouveau, une mue qui donne le sentiment de ne plus savoir être, l’impression de devoir tout réapprendre, un impératif de présence, de sur-mesure et d’invention dans l’instant.

Dans une synergie de groupe comme dans un couple, la puissance perçue de l’amour qui pulse tente le dépendant affectif de vouloir protéger et entretenir le mouvement. Et là c’est carnage, surenchère, décalage, souffrance, impuissance et lourde fatigue que de se rendre responsable d’un mouvement qui ne dépend pas de soi et n’en dépendra jamais. Alors je vois que je ne veux pas jouir de ce que je vis, je veux fortifier et protéger ce qui est apparu par magie et disparaîtra de la même manière. J’oublie de surfer l’intensité d’un tempo qui me berce pour me lever devant l’océan et tenter de l’ordonner… T’imagines la gueule amusée mais implacable de l’océan devant mon orgueil ?!

Le système de réseau est une créature qui apparaît d’un amalgame spontané d’humains souhaitant marcher un temps dans une direction. C’est une armée animée d’un désir commun qui émerge à partir de rien ! Cette machine alors en mouvement va vivre sa propre vie, se nourrir de ceux qui lui servent et rejeter ceux qui ne lui sont plus utiles. Cette bête à l’image des règnes minéral, végétal et animal n’a pas d’autre morale que son désir. Alors notre tendance à vouloir nous porter et nous protéger les uns les autres devient un obstacle, une source de souffrance profonde si on ne lui reconnaît pas son anachronisme à l’échelle globale et son non-sens à l’échelle individuelle (évidement que sortir d’un groupe n’est pas une mise à mort mais un mouvement naturel que le vivant qui nous entoure nous enseigne à toutes les échelles).

La lame de fond de mon travail en individuel comme en groupe renvoie à activer en nous cette ressource maintenant disponible. Il est maintenant possible pour nous de voguer de réseau en réseau pour puiser ce qui nous amuse, ce qui nous nourrit en tant qu’individu tout en sentant le moment d’entrer comme de sortir de chaque danse. Nous n’avons pas à nous assurer de notre utilité dans chaque réseau, notre présence dans le réseau justifie en soi notre utilité que nous la cernions ou non. Notre job est de profiter des guerres et des paix vécues dans le réseau pour nous nourrir et continuer notre route vers les désirs de demain.

Nous sommes des astres en mouvement dans cet univers. Nous voguons de systèmes solaires en galaxies. A chaque nouveau système visité nous sommes influencés par les attractions et répulsions des astres en présence qui vont alimenter notre énergie et influencer notre inertie pour finir par nous éjecter vers de nouveaux voyages, de nouvelles étoiles, de nouvelles galaxies. Le voyage est intersidéral, l’expérience est intime, la sécurité est intérieure, le désir est moteur.

Crédit Photo Audrey Sinet


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Je te sens, je te sais, je nous vois. Je te vois, tes forces, ta grâce et tes doutes. Je vois tes élans, je vois ton courage, je vois ton feu, je vois ton avenir, je vois tes fractures.

Je te vois me voir. Je me vois t’étourdir, je te vois m’admirer, je te vois me désirer, je te vois te faire peur, te faire mal, je te vois me voir souffrir, je te vois me regarder me perdre et me retrouver sans jamais savoir par où et comment.

Je nous vois apercevoir l’iceberg sur lequel nous nous sommes déjà fracassé et je nous sens nous crisper, je sens nos angoisses et nos psychoses qui prennent place. Elles hurlent, elles demandent du connu, de la sécurité, elles agitent la peur de devenir fou et de mourir. Les adolescents brisés nous montrent que nous n’avons pas réussi à les oublier, les traumas d’hier s’engouffrent par cette brèche et sont le sel qui embrase la plaie qu’on avait cru disparu.

Je t’aime, et je ne sais plus ce que ça veut dire. Je t’aime et ça ne promet tellement rien. Je t’aime et je ne sais pas où ça mène.

Je t’aime et rien de ce que tu fais ne peut le changer. Je t’aime et aucun de tes manquements ne peut le changer. Je t’aime et je rage de ne rien pouvoir pour toi. Je t’aime et je sens déjà ce que ta disparition lèvera en moi. Je t’aime et je sais que mon cœur se brisera lorsque nous nous oublierons.

Je t’aime et je te vois sentir mes blessures, mes handicaps et ma fébrilité. Je te sens souffrir de me regarder en équilibre rire, danser et faire comme si je n’étais pas à chaque instant au bord du gouffre. Pourtant, tu sais, depuis le début je joue avec l’extinction définitive, depuis le début je suis un funambule qui laisse la mort et la vie l’animer à leur guise. Depuis le début je m’effondre et je me relève toujours plus beau. Ne me protèges pas, même si j’ai peur, même si je hurle à l’aide, ne me protèges pas. En fait je sais faire, je sais marcher, je sais vivre. Même si je l’oublie ne me protèges pas. Même si je m’oublie ne t’oublies pas.

Tu vas briller comme tu ne sens pas encore ce que ce mot peut vouloir dire. Tu vas aimer comme tu ne sais pas encore que c’est possible. Tu vas respirer comme tu ne sais pas que tu es capables. Je regarderai ce spectacle avec joie et je saurai ce spectacle sans le voir si mes yeux n’y sont pas invités. Qu’importe, nous rirons, nous pleurerons et nous oublierons.

Je t’aime et c’est marqué pour l’éternité sur une petite ligne du livre de cet univers. J’ai lu cette ligne, j’ai trouvé cette ligne cachée en petit caractères dans le chapitre de cette galaxie. J’ai déjà gagné, c’est incroyable que cette ligne m’ait trouvée. Merci d’avoir traversé les espaces et les temps jusqu’à moi, merci de t’être souvenu, merci d’exister.

J’me laisse aller avec toi, toi, toi, toi, toi…


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Thérapie ou coaching, méditation ou mouvement, être ou faire ? 

Mon cœur balance, j’observe les chantres de la motivation, de l’énergie, du feu sacré et je m’expose à leurs promesses, à leurs techniques, à leurs vérités et à leurs injonctions. 

Souvent je me prends au jeu, je me regarde insuffisant, qui devrait se bouger, devenir mieux, expérimenter plus, produire plus, se vendre mieux, vouloir la gloire, tuer les temps morts, optimiser encore et toujours mon « mindset » et mes « setups » comme ils disent (moi aussi j’aime bien le dire…). 

Et puis la réalité de mon expérience finit toujours par me rappeler ce que je sais de mon rapport au feu, à l’énergie, à la faim et à l’envie. Ce feu m’a toujours habité lorsque j’avais besoin de me lancer, de partir en guerre, de déplacer des montagnes, d’aller vers mes hauteurs, pour se calmer voir disparaître lorsque le jeu n’était plus à gagner mais à perdre. 

Je ne peux pas nier que je dois autant à mes victoires qu’à mes défaites. 

Lorsque ce feu se présente il est accompagné d’une forme consciente vers laquelle il me pousse, et ces aventures m’ont mené plus loin, au-delà de la forme initiale vers laquelle je croyais me rendre. La vie m’a offert de vivre plus que mes rêves, plus que mes cauchemars ; mes fantasmes d’hier sont étriqués à côté de mes sources de jouissances d’aujourd’hui. 

Alors ce feu, cette motivation, cette énergie de la gagne, mouais !!! Aujourd’hui mes échecs portent leurs fruits, et ce que j’étais sensé considérer comme des victoires se montre d’une relativité toujours plus évidente. 

La vie m’enseigne que mes rêves habitent mon esprit parce qu’ils sont ce vers quoi je me rends inexorablement, ils ne sont pas une récompense à côté de laquelle je peux passer si je me comporte mal. 

Je sais que ce jeu peut sembler contre-intuitif pour les bêtes de performance que nous nous sommes conditions à devenir, mais il est une grande respiration pour toutes les autres parts de ce que nous sommes. Ce jeu propose d’embrasser la vie, de la laisser nous toucher en plein cœur, de la laisser nous montrer l’instant, de lui offrir nos interprétations les plus enflammées comme les plus tendres. 

J’aime le cinéma, j’aime le cinéma sous toutes ses formes, j’aime les films d’action qui t’en mettent plein la vue, j’aime les histoires d’humains à la banalité sublimée, j’aime les histoires d’amour extraordinaires, j’aime la science-fiction et son étrangeté si humaine, j’aime les films d’horreur et leur capacité à me plonger dans des cauchemars que je n’avais pas imaginés. 

La vie m’enseigne de cette manière-là, je ne veux pas qu’elle soit qu’un remake du rêve américain, j’aime ce que la pauvreté et le manque m’enseignent, j’aime ce que la réussite et l’opulence me montrent, j’aime ce qui se produit, ce qui m’est montré aux endroits dans lesquels j’étais persuadé que rien de vivant ne pouvait subsister. 

Si je sais embraser ce feu chez ceux qui se retiennent d’en profiter, je ne souhaite pas le mettre en avant comme un essentiel, comme un indicateur de notre degré de présence et/ou d’accomplissement. 

Toutes les étoiles n’ont pas besoin d’exploser maintenant. Les temps infinis qui préparent et dissipent l’explosion d’une étoile sont des phases précieuses, riches, nourrissantes et sacrées. 

Si tu as besoin d’un coup de pied au cul et d’accélérer on mettra ça en place, on se fera le kiff de mettre la fusée sur orbite ; et si tu as besoin d’apprendre à puiser la puissance de ton vide, d’apprendre à écouter les danses de ton monde pour danser comme tu te sens appelé mais comme tu ne sais pas encore te mouvoir, alors on se fera le kiff d’aller ensemble vers tes abysses, on les visitera main dans la main et on en ramènera ce qu’elles ont à nous offrir. 

Mon truc c’est le sur mesure, tu as envie de jouer, tu as reconnu que tu as le droit de demander de l’aide, viens jouer, viens te montrer et on sublimera le mouvement qui t’habite.


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Tu as été éduqué et domestiqué à te battre pour obtenir. Tu perçois ton monde comme une course à côté de laquelle il est possible de passer. 

Tu peux perdre ou gagner ta vie. Tu peux être un bon ou un mauvais père, une bonne ou une mauvaise mère. Tu peux réussir ou échouer en amour. Tu peux vivre ou mourir. Ta perception du réel te dit que de tes choix dépendent ta réussite ou tes échecs. 

Vivre le monde sous cet angle est une expérience de l’instant que tu connais. Vivre ton réel sous cet angle est une course contre la montre qui te pousse à te vendre pour trouver des raccourcis. 

Tu es capable de t’oublier pour une somme d’argent. Tu es capable de t’oublier pour tirer un coup. Tu es capable de te vendre pour respirer quelques minutes de plus. 

A la base de cette perception est ancrée la vérité selon laquelle le monde ne t’attend pas. La vie ne t’attends pas, les opportunités ne t’attendent pas, ce dont tu ne profites pas, d’autres en profiteront à ta place. 

A la base de cette perception est ancrée l’idée que la mort est une punition. L’échec, l’ennui, la petitesse et l’impuissance sont aussi enregistrés comme des imperfections à combattre et terrasser. 

Si vivre le monde sous cet angle est un jeu qui a porté ses fruits, il n’est pas l’unique jeu disponible ici. 

Le monde se comporte avec toi à la manière de la danse que tu conduis. Si tu souhaites qu’il te pousse au cul et te mette la pression pour devenir, il sait faire. Mais si tu souhaites qu’il te court après, qu’il se démène pour répondre à tes ordres, qu’il mette à ta disposition une puissance extraordinaire pour t’offrir une expérience merveilleuse; alors il sait aussi jouer à ce jeu. 

Ton monde peut être sans pitié, pétri d’injustices, de violence, d’ignorance et d’arrogance. Tu sais le voir sous cet angle. Tu reconnais l’injustice des disparités diverses, tu reconnais la violence douloureuse avec laquelle toi, et d’autres, êtes traités. Tu reconnais comme le monde se moque de respecter ta sensibilité. 

Ton monde est aussi imbibé de clémence. A la manière de la chrysalide qui détruit, intoxique et consume la chenille, tu sais que l’aventure réserve à cet être la transcendance de se découvrir papillon, et ainsi de se vivre capable de voler dans un monde qu’il ne connaissait qu’en rampant.

Sa clémence s’exprime aussi dans la manière avec laquelle ton monde t’offre toujours une nouvelle chance. Une nouvelle opportunité de faire un autre choix. Une nouvelle opportunité de te respecter. Une nouvelle opportunité de jouer. Comme une police fédérale, il te colle aux basques en te proposant toujours de mettre de la lumière là où tu avais choisis de ne mettre que de l’ombre. Tu as toujours l’opportunité de dire que tu les aimes à ceux à qui tu avais oublié de témoigner ton amour. Tu as toujours l’opportunité de dire que tu souffres à ceux qui t’ont blessé sans que tu aies osé leur témoigner. Tu as toujours l’opportunité de faire ce que tu n’as pas osé faire, tu as toujours l’opportunité de plonger dans les jeux autour desquels tu as tourné. 

A la manière dont la fertilité organique des sols sait se dépasser et renaître, à la manière dont un virus s’adapte pour vivre; ton monde se démerde toujours pour t’offrir l’opportunité de te regarder et de t’aimer dans tout ce que tu es. 

Cette mécanique te dépasse. Tu n’as rien pu faire pour que la vie reprenne ses droits sur les débris d’un désastre.

Courir après la vie est pourtant posé sur l’idée que la vie ne sait pas faire. Que la vie peut t’oublier, oublier ce dont tu as besoin, oublier ce dont l’humanité a besoin, oublier ce dont la vie sur cette planète a besoin. Mais la vie a su faire avant toi et elle saura faire après toi. Tu es le fruit de la manière dont la vie a su faire depuis des milliards d’années. 

Tu es la vie qui dit que la vie ne sait pas faire. C’est ta reconnaissance de toi que tu regardes en observant ton monde sous cet angle. C’est de ta capacité à avoir fait battre ton cœur des milliers de fois, sans même y penser, dont tu doutes.

C’est de la danse des cellules qui font vivre et renouvellent ton corps dont tu doutes. Ce sont des innombrables mutations génétiques qui ont engendré ton corps dont tu doutes. Depuis ta tendre enfance, tu as pratiqué et été traité selon des comportements sociaux, alimentaires et affectifs dont les croyances de ta société disent aujourd’hui qu’elles sont mortifères. Et pourtant qu’est-ce que tu es belle. Qu’est-ce que tu es beau. Qu’est-ce que la vie coule dans tes veines, qu’est-ce que tu pleures, qu’est-ce que tu ris, qu’est-ce que tu vis. 

Le jeu qui consiste à courir après la vie se nourrit de tes doutes vis-à-vis de l’évidence. L’évidence est que tu es le fruit d’une complexité et d’une intelligence qui te dépasse. L’évidence est que tu vis dans un corps qui est le dernier cri de l’évolution de la vie, ici, dans ton espace-temps. L’évidence est que tes capacités intellectuelles n’arrivent pas à la cheville de l’intelligence qui conçoit ton monde. L’évidence est que tu n’es pas ici pour combattre cette intelligence mais pour profiter de l’aventure qu’elle te dessine sur mesure à chaque instant. 

Observé sous cet angle, on va maintenant pouvoir jouer à ne plus courir. On va s’arrêter. On va poser nos fesses dans la salle de spectacle de la vie, et on va laisser le show nous emporter. On va pouvoir flâner, se reposer, perdre notre temps, nous ennuyer, prendre le temps de nous faire plaisir gratuitement. 

En amorçant ce mouvement petit à petit, voyant que nous ne lui courons plus après, la vie va elle aussi ne plus nous fuir. Comme un animal qui se sent respecté. Comme un animal à qui on laisse la liberté de venir vers nous; la vie va nous apprivoiser. Elle va venir vers nous sous les formes et les expressions qui lui plaisent. 

Nous, nous allons jouir de ces instants de grâce lorsqu’elle choisit de nous offrir sa bedaine pour quelques caresses. Et le reste du temps, nous allons nous occuper de nous. Nous occuper de prendre soin de chez nous. Prendre soin de sortir les poubelles qui empestent depuis tant de temps. Prendre le temps de régler ces démarches administratives qui traînent et s’accumulent. Prendre le temps de soigner, de caresser et de bichonner ce corps qui depuis toujours nous est fidèle. Nous allons prendre soin du jardin en friches, nous mettre enfin à peindre les décorations que nous nous sommes promis il y a si longtemps. 

Et à chaque fois que la vie toquera à la porte sous la forme d’une inspiration, d’une expiration, d’un amour, d’un ennemi, d’une ambition, d’une réussite, d’un échec, d’une merveille ou d’une terreur; alors nous lui laisserons sa place. Nous n’allons pas la laisser saccager le jardin, déposer ses poubelles ou ravager la déco. Nous lui offrirons le gîte et le couvert. Nous lui offrirons la place de venir nous chanter ce qu’elle est venu conter. 

Lui offrir cette place revient à vivre avec elle, en temps réel, ce que son conte nous inspire. Nous n’allons pas la laisser dormir dans la chambre d’ami en souhaitant qu’elle s’en aille rapidement. Nous allons vivre avec elle ce que nous sommes. Nous allons nous battre avec elle lorsque cela nous plaît et nous allons faire l’amour avec elle lorsque cela nous plaît. 

Alors sans même nous en rendre compte, nous vivrons ce nouveau jeu. Nous laisserons la vie courir après nous. Nous laisserons le monde venir nous chercher, nous laisserons la vie apporter ses joies et ses peines. Nous laisserons la vie faire ce qu’elle a toujours su nous offrir, des journées pleines de lumière et de chaleur et des nuits pleines d’obscurité et de fraîcheur.


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Vivre humain ici est une vie de besoins. Une vie de besoins est une vie d’addictions. 

Ce que tu es est un canal. Tu es un canal par lequel l’aire, l’eau, la terre et la lumière se propagent. Pour que ton corps vive, pour que ton intégrité se préserve, il te faut les nourrir de différentes denrées.

Ce que nous avons l’habitude de qualifier d’addiction dans notre psychose collective renvoie aux comportements qui tendraient à favoriser le déséquilibre ou le déclin. Ce déséquilibre, ou déclin, est jugé en fonction d’une norme de ce qui est équilibré et de ce qui ne décline pas. Pourtant, tout ce qui est observable dans notre monde relatif est en équilibre instable, passant par alternance d’équilibre à déséquilibre; tout ce qui nous entoure s’incline puis décline. 

Il ne nous vient pas à l’idée de qualifier de junky dépravée la chenille qui se consomme elle-même pour produire sa chrysalide. Le déclin du soleil à l’horizon n’augure aucun procès pour comportement suicidaire ou flemmardise… 

Et pourtant, ce qui nous renvoie à un malaise dans la notion d’addiction nous enseigne bien quelque chose. Nous percevons bien une mécanique dont nous souhaiterions qu’elle n’opère pas en nous. Ce que nous observons, c’est une tentative de vie. 

Ce monde est riche et pauvre, chaud et froid, dur et doux, tendre et violent, haïssable et aimable. De la danse de ces polarités jaillit une vérité subtile à embrasser. Cette danse est merveilleuse et effrayante. Cette danse use de telles intensités qu’avant de se reconnaître capable de vivre et de jouir de ses mouvements, il semble improbable que nous puissions y survivre. Alors nous tentons de ralentir la danse, de la calmer, de ne pas la laisser nous emporter et nous détruire. 

Chacun use de différentes stratégies (addictions) pour apaiser ce mouvement. De la fumette à la boisson, du sport au sexe, de l’argent au bien-être, de l’épanouissement au développement personnel, de la victimisation à la maltraitance, de la bienveillance à la condescendance, de la révolte au conservatisme, de la boulimie à l’anorexie, de la transcendance à l’éveil spirituel… Chacun tente à ses heures de rester dans le connu, de passer en force, de reproduire ce qui a fonctionné, de se préserver du vide, de l’inconnu de la prochaine scène, de la prochaine intensité, de la prochaine paix, de la prochaine guerre. 

L’addiction observée sous cette forme n’est qu’une béquille. Une béquille utilisée par celui qui apprend à marcher. Il ne te viendrait pas à l’idée de taper dans la béquille d’un boiteux, ni même de l’incriminer pour le besoin que cette béquille remplit dans son apprentissage. 

Pourtant nous aimons pointer du doigt l’addiction de l’autre sans regarder que nous non plus nous ne tenons pas totalement sur nos jambes et que notre béquille personnelle nous apaise bien à nos heures. 

Puisque ce monde est un monde de besoins, le jeu n’est pas de s’émanciper de l’addiction. Au contraire, le jeu est d’aller au bout de ses addictions, de découvrir l’endroit où la béquille ne fait plus son office et d’en choisir une nouvelle toute belle, toute neuve. 

La joie est addictive, le respect de soi, le don de soi, la rencontre de l’autre et la puissance de ton cœur sont addictifs. L’aventure, l’ambition et la performance sont addictives. L’ignorance et la simplicité, le ridicule et l’autodérision, le sacré et la désacralisation offrent aussi leurs délicieux lots d’addictions… 

Nos addictions nous caressent, elles nous aident, nous aiguillent, nous redressent et nous affaissent. Nous faisant toucher parfois nos sommets et parfois nos abîmes. Mais la paix ne livre son addiction qu’après une guerre produite d’une dépendance ayant offert l’ensemble de ses enseignements. 

Alors la paix devient notre nouvelle guerre, notre nouveau jeu, notre nouvelle ivresse. L’ivresse devient le vertige de la présence, l’ivresse de la facilité, l’ivresse de l’intensité, l’ivresse d’un amour reconnu partout et en tout, inévitable, pénétrant, insolent, retournant et délicieusement réconfortant.


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Silence avant le grand saut. Silence de la vie qui pousse. Silence d’un cri qui rit. 

L’effondrement d’un monde, une réalité s’évanouit, le point de non-retour franchi. Se taire, inspirer, reprendre son souffle, se mettre à l’abri, se demander pardon. 

Silence prévenant la tempête, malaise réclamant abdication, l’hiver préparant les saisons. 

Perdre, passer à côté, manquer l’immanquable, enrager.

Baisser les bras, se résigner, subir les foudres, l’humiliation, en perdre l’ouïe, disjoncter et vivre, respirer. Irradié du premier rayon de soleil, sourire à cette nouvelle chance et échouer. Se vivre condamné, raser les murs, baisser les yeux, demander l’aumône, se satisfaire du pire, demander les coups. 

Verser les larmes de son corps, percuter les barreaux de ses prisons, hurler aphone, perdre tout espoir et recommencer pour échouer.

Se tirer des balles dans le pied, résister à ses responsabilités et échouer. Mépriser l’humanité, se venger, défier dieu et ses cieux, défier le diable et ses feux, prétendre au bien, se vivre dangereux. 

Cracher sur ses dons, être reconnu pour ses mensonges, exceller en prestidigitation et croire ses propres illusions. User du profond, faire l’impasse du sensuel, s’espérer sachant et se raconter maître des révolutions. 

Recommencer avec les meilleures intentions, se perdre dans ses bas-fonds, poser son front à terre et prier pour son pardon. Ne pas être exaucé, hurler à l’injustice, se faire mater comme une bête, traité comme un rien par celui qui aime tout. Demander à comprendre et s’effondrer. 

Recommencer, avancer à tâtons et échouer. Singer la sagesse, fuir la folie, se vendre bienveillant. 

Recommencer, recommencer, recommencer. Échouer encore et encore, se prendre les pieds dans le tapis, taper les bordures, prendre les portes, recevoir les non, mettre du cœur à l’ouvrage, vivre l’arrivisme et tomber de plus haut. 

S’éveiller maître de l’échec, pratiquer l’art sublimé de s’écrouler, l’art sublimé de se relever. 

Etre exaucé. Rabattre son caquet, entendre crépiter l’éclosion de ses souhaits. S’éveiller parfait, ne plus vouloir se relever, soigner ses mots, écouter et s’évaporer. 

Ouvrir les yeux sur ce qui était et pleurer. Ouvrir les yeux sur ce qui est et chanter. Ouvrir les yeux sur ce qui brûle et aimer. 

Entendre les mots de papa. Pleurer l’amour de maman. Caresser l’insolence, anoblir la violence, honorer son héritage, soigner son jardin. 

Découvrir du monde un compagnon, découvrir de son corps un sanctuaire, révéler de son cœur une raison, vivre de son sexe une passion, brûler d’honneur d’être humain. 

Aller à ses facilités, aimer. Rencontrer, se découvrir, être terrifié, prétendre et triompher. Enseigner l’arrogance, répandre l’honneur, anoblir la peur. 

Jalouser, se rabaisser, esquisser le narquois et rire de soi. Terrasser l’ennemi en l’embrassant comme jamais. 

Danser blotti contre le temps. Recueillir ce qui transpire maintenant. Accueillir, perdre la raison, ne plus trier, reconnaître la bénédiction, s’adouber, tomber et s’élever. 

Éveiller les possibles, embraser les lueurs et baiser la laideur. Ralentir, vibrer les respirations du monde, être stupéfait de vivre dieu et reculer. Vivre le vertige, jouir de l’impuissance, courir rassurer le gamin qu’on était et trépigner d’honneur d’être ce que l’on est. 

Regarder le monde s’agiter, le laisser nous amuser, vivre le plaisir de médire, retrouver le droit d’ignorer. Se recroqueviller et s’assoupir. 

Aimer détester, aimer oublier, aimer transgresser, aimer enfanter puis accoucher. 

Aimer enfanter puis accoucher. 

Aimer enfanter puis accoucher. 

Le silence entre les notes. Le blanc entre les mots. L’absence entre les présences. Le vide entre les pleins. La colère entre les douceurs. La fougue entre les frayeurs. L’envie entre les nausées. Le spleen entre les transes. Tes crocs entre mes lèvres. Mes griffes entre ta peau. Tes mots dans mes entrailles. Ma main sur ta poitrine. Nos cœurs entre deux gouffres.


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Et si on devait protéger la planète ? Et si on devait rendre l’endroit dans son état initial ? Et si on devait être certain de ne rien abîmer, de ne pas déplaire, de ne pas souiller, de ne pas créer ? Et si on ne devait laisser aucune trace de notre passage ? Et s’il fallait, avant même de vivre, être certain que notre vie ne change rien ? 

Ah merde, c’est ce que l’on essaye de faire. Ah merde, on souhaite hygiène, asepsie et stérilité à notre existence !

En parlant de « merde » on va lui rendre sa noblesse. 

Le monde dans lequel tu vis est un moteur à énergie libre. L’être que tu es est une machine à mouvement perpétuel. Elle se détruit, se construit à chaque instant et renaît perpétuellement de ses cendres. 

« Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. » 

Si cette règle est valable pour le monde qui t’entoure, elle orchestre également le monde qui t’habite.

Tu es une machine à transmuter. Tu consommes de l’oxygène et tu fabriques du dioxyde de carbone; tu consommes de l’eau et des aliments et tu fabriques du caca, du pipi et plein d’autres substances sympathiques. Tu consommes de la rancœur et tu fabriques de la colère; tu consommes de la douceur et tu fabriques de la tendresse; tu consommes du rêve et tu fabriques tu réel… 

Ce monde, cet univers, cette dimension sait très bien ce qu’elle fait. Lorsque ce monde souhaite expérimenter l’humanité, il l’intègre à un engrenage gigantesque. Il la place en un mécanisme qui accueille et chérit tous les besoins, tous les possibles, toutes les expressions de notre humanité. Ce monde fait en sorte que l’empreinte humaine soit une opportunité pour les formes de consciences qui partagent et côtoient l’humanité ici, ailleurs, autour, dedans, hier, demain et maintenant. Cette équation est prodigieuse, cette équation est tout, elle est partout autour de toi, elle est partout à l’intérieur de toi, elle est toi. 

Ce monde aime ton caca, il t’a précisément dessiné pour être une machine à caca. Il te l’enseigne entre autres lorsque, comme moi, tu peux prendre un plaisir limite orgasmique à poser ta pêche sur ton trône favori. C’est une des manières que tu as de l’embrasser, de remplir ton rôle. Tu offres à ton monde le fruit de la transmutation de ses éléments qui vivent en toi. Ils sont entrés en toi fertiles pour ton métabolisme, ils ressortent de toi fertiles pour le métabolisme d’autres formes de vies.

Si tu veux vérifier la fécondité de ton caca, interroge les vers, les mouches et autres bousiers qui se délectent du met de choix préparé par tes soins. 

Ce mouvement est général. Tout ce que tu es, tout ce que tu fais est régi par les demandes de transmutation de ton monde. Tout ce qui te traverse est prêt à être accueilli à la sortie. Tout ce qui est transformé par toi alimente d’autres expressions du vivant. 

Ton monde te demande de mettre de la colère là où l’anémie commence à déséquilibrer son souhait. Il te demande de mettre de la tendresse là où la rage prend trop de place à son goût. Il te demande de rire là où la gravité devient trop lourde et de crier là où la légèreté te fait t’oublier. Ton monde a déjà tout prévu pour toi. Ton monde veut que tu le changes. Il veut que tu le pollues, il demande à être détruit, construit, souillé, traversé par ta grâce, imprégné de ta peur, sublimé par ton regard, caressé de ta peau, obscurci par ton déni…

 Ton caca est divin, ton monde sait en faire de l’or. C’est sa fonction, son grand plaisir. Si ce que tu nommes pollution, inhumanité et destruction te dérange, ce n’est pas par souhait de prendre soin de ton monde, c’est par déni de la sublime matière, fruit du monde que tu es. C’est un peu comme reconnaître que tu aimes le parfum de tes pets (moi aussi alors te fous pas de ma gueule…) !

 Ton monde ne craint pas le chaos, ton monde est le chaos. Il sait invoquer une page blanche par une glaciation, une guerre nucléaire ou une peste ravageuse; il sait fertiliser ton espèce par un baby boum, une révolution technologique ou une ouverture de conscience ; rien ne lui est impossible. Il sait faire rugir un volcan, l’encourager à brûler, détruire et massacrer les milliards d’espèces qui l’environnent pour laisser sa lave engendrer une fertilité foisonnante. Ton monde est un peintre qui délire sur sa toile. 

Ton monde à une palette d’outils pour se vivre, se changer, s’arranger et se transcender qui font de lui un compagnon dans lequel tu peux mettre une pleine confiance. Il ne te demande pas de penser sa destination pour lui, il te propose de jouer à travers les décors et les peintures dans lesquels il te plonge. Il te propose de t’amuser, lui s’occupe de créer et d’utiliser tout ce qui entre et sort de toi. 

Il t’a laissé une marge de manœuvre, un libre arbitre si tu préfères: prendre plaisir à l’embrasser ou prendre plaisir à le défier. Jouir de te vivre en phase avec sa perfection ou jouir de te vivre plus parfait que lui. Tu as le droit de discuter, de débattre, de blablater, de te révolter, de t’insurger, de prétendre à ce qui devrait être et de refuser ton monde. C’est même une des voies qui mène à inventer ton monde. Oui, il a tout prévu, le nouveau, le génie, l’invention provient d’une embrassade comme d’une engueulade. Je te conseille donc de profiter de chacune de ces danses, tu sais comme moi qu’elles regorgent de délices savoureux… 

Ton monde ne vit pas sur le même espace-temps que toi. Mille millénaires pour toi sont une fraction de seconde pour lui, ta planète est un bac à sable qu’il a vu et verra se transformer sous des milliards de formes. Ta conscience est sa progéniture qu’il a vue et verra expérimenter des milliards de formes… 

Le moment est venu d’honorer tout ce que tu es de tes mots d’amour à ceux de ta haine, de ta divine sueur à tes crottes de nez, de ta jalousie à ta générosité, de ta mouille au parfum de ton cuir chevelu, de ton ridicule à ton génie, de ton sperme au rugissement de tes rots, de ta rage à l’amour infini que tu portes à ta progéniture. 

Vois-tu comme lorsque tu aimes, tous ces parfums savent exciter ton désir, inspirer tes créations et féériser ton monde ? Te souviens-tu comme les rots de ton bébé sont une libération? Comme la sueur, le sperme et la mouille de ton amoureux/euse est un élixir; comme la prétention sait te donner le courage de réaliser l’irréalisable; comme le goût de la mort sait te ramener à ton essentiel; comme l’intimité d’une complicité peut caresser la flamme qui crépite au creux de toi ? 

Le temps est venu de redescendre, de reprendre ta place de joyeux pantin sur le fil de l’instant. Tu n’es pas grand-chose, tu ne changes rien, mais putain que vivre la vie qui est la tienne est terrifiant et merveilleux. C’est le cadeau de ton monde. 

Profite de tout ce que peut t’inspirer l’instant, hurle, invente, embrasse, rugis, offre, trépigne, glande, mords, prends, construis, acharne-toi, venge-toi, délire, accomplis-toi, soumets-toi, émancipe-toi, abandonne, repose-toi, recommence, détruis, aime, déteste, rêve, caresse, jalouse, renie, procrastine, dévore, accouche, lâche, retiens, vomis, abuse, excuse-toi, pardonne, condamne, juge, pleure et ris… 

Mais ne plonge pas dans ces intensités qui te vivent en te racontant que cela ne sert à autre chose qu’à simplement jouir de le vivre, jouir de le faire, jouir de l’être, jouir d’y jouer, jouir de vivre, jouir de mourir, jouir de renaître.


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Il y a ce que l’on dit de l’humain, de la société, du monde et de la vérité. Et il y a ce que chacun d’entre nous vit dans son corps et son cœur. 

Il y a ce que l’on dit de la partialité de notre justice, de son injustice, de ses conflits d’intérêts, de la manière dont elle laisse sur le carreau les plus démunis au profit des plus puissants. Et il y a ces juges et ces avocats avec lesquels je travaille. Ces femmes et ces hommes qui se savent imparfaits, se remettent en question, offrent ce qu’ils ont pour nous donner et se donner le meilleur de ce qu’ils sont. 

Il y a ce que l’on dit de notre système d’éducation. Ses tendances à uniformiser et briser la créativité des enfants que nous sommes. Et il y a ceux que je rencontre, ces professeurs, ces surveillants, ces formateurs, ces entrepreneurs qui administrent leurs sociétés tout en enseignant leur expérience dans nos écoles ; ces hommes et ces femmes qui embrassent nos enfants. Ces intervenants qui ne cherchent plus à s’éloigner de nos enfants au prétexte de leurs imperfections mais qui acceptent de se reconnaître en eux, de leur offrir l’idée, le germe du droit à vivre le rêve qui brûle en eux. 

Il y a ce que l’on dit de l’enfer carcéral. Et Il y a ce maton qui s’est confié. Cet homme qui surfe sur la réglementation pour que ses détenus entretiennent l’espoir de jours meilleurs. Cet homme qui n’est pas certain du sens de sa fonction mais qui vit, donne et aime comme il peut là où son aventure le mène. 

Il y a ce que l’on dit des gourous, du développement personnel et des communicants qui profitent de ce marché pour faire de l’argent facile. Et il y a cette formatrice chevronnée en développement personnel qui s’est laissée bousculer. Cette femme qui met son cœur et son être au service de sa création, se remet en question et transcende les limites de l’enseignement de ses maîtres. Elle qui était bardée de diplômes et de titres en tous genres reconnaît aujourd’hui qu’aucun morceau de papier ne lui enseignera comment aimer. Elle qui se souvient que l’amour qui anime ses activités se suffit en Soi. Elle qui accepte de devenir son propre maître, d’inventer puis de réinventer les voyages qu’elle offre à ceux qui choisissent de lui faire confiance. 

Il y a ce que l’on dit de la misère affective, elle qui serait un cancer mortel de notre société. Et il y a cette jeune femme qui effrayée à l’idée de mal faire s’était mutilée, elle qui ne savait plus comment et pourquoi aimer. Cette femme qui accepte de se relever, de laisser « les autres » penser ce qu’ils souhaitent pour enfin vivre et nous offrir la manipulatrice flamboyante qu’elle est. Cette femme qui en quelques heures parmi nous s’est autorisée à aimer et embrasser comme elle n’imaginait pas savoir le faire. 

Il y a ce que l’on dit de la parentalité, du fardeau, de la responsabilité et de notre incapacité à élever nos enfants comme il le faudrait. Et Il y a cette puissante maman, aussi fragile que charismatique. Cette femme splendide qui ne savait voir que de la honte à son miroir. Cette femme qui accepte de regarder comme elle a tenté de retenir ses petits au prix de les rendre coupables d’avoir envie de vivre leur propre vie. Cette femme qui lâche sa sécurité de fonctionnaire pour aller vers son rêve de petite fille, son rêve d’artiste. Sans aucune garantie de réussite, ni de sécurité, elle découvre l’exigence jouissive qui dormait en elle. Elle apprend à se rendre heureuse et découvre le miracle d’être celle qui enseigne par l’exemple le courage d’être heureux. 

Il y a ce que l’on dit des accompagnants, thérapeutes, shamans, médiums, clairvoyants et autres charlatans. Et il y a cet homme brisé. Aussi attirant qu’effrayant qui avait fait de sa férocité une arme de répulsion massive. Cet homme qui accepte de perde et de déposer les armes. Cet homme qui choisit d’aller là où il se l’était toujours interdit, à l’endroit où il ne peut plus sauver ni prendre soin de personne. A l’endroit où la vie le dépasse, à l’endroit où l’instant prend une terrible puissance, à l’endroit où la conscience du vide rend le présent aussi délicieux que terrifiant. Cet homme qui accepte de mettre sa puissance au service de son bonheur et se reconnaît magicien. Cet homme qui inspire, embrasse, mort et anime ceux qui lui offrent leur confiance. Cet homme qui m’a tendu la main sans jamais me faire croire qu’il marcherait à ma place. Cet homme qui m’a appris à reconnaître que l’amour vit en moi, que j’en suis le seul gardien, le seul protecteur, le seul souverain. 

Il y a ce médecin qui après des décennies de pratique remet en question son savoir et accepte de regarder la guérison et la maladie sous un angle qui rend leur noblesse aux polarités qui animent notre univers. 

Il y a cette adolescente qui a été abusée, cette adolescente qui ne veut plus se morfondre ; alors elle assume, elle pleure, demande de l’aide et sans s’en rendre compte devient celle qui ne ferme plus les yeux sur l’horrible et le merveilleux de ce qui vit en elle. 

Il y a cet homme qui se débat depuis des décennies avec sa dépendance affective. Cet homme qui se sent handicapé, incapable, comme ayant loupé le train qui devait être le sien il y a 40 ans. Cet homme qui tout en vendant sa posture de victime perdue offre l’opportunité de vivre leur rêve à ceux qui croisent son chemin. 

Il y a cette maman qui sait qu’elle ne comprend pas son fils et que quoi qu’elle fasse ce gamin a toujours fait comme il lui plait. Cette maman qui accepte de lui faire confiance sans le comprendre. Cette maman qui apprend à respirer pour elle et à le laisser vivre pour lui. 

Il y a cette sœur qui a été abandonnée par son frère, cette sœur qui ne sait plus comment lui dire « je t’aime » mais qui transpire cette admiration pour celui qui sera toujours son inspiration. Il y a ce frère que ne comprend pas comme il a pu passer à côté de la beauté de celle qui a grandi à ses côtés. Ce frère qui ne sait pas de quelle manière, mais qui sait qu’il lui fera sentir que jamais elle n’a disparu de son cœur. 

Il y a cet homme effrayé par les femmes. Cet homme qui préfère les effrayer plutôt que de les laisser l’aimer. Cet homme qui se regarde et pleure ses pulsions autodestructrices, cet homme qui ne sait pas comment, mais qui sait qu’il en laissera une s’approcher, qu’il la laissera embrasser cet instinct qui le rend puissant et fragile. 

Il y a ce papa qui a accepté toutes les tribulations de son fils. Ce papa qui s’est laissé chambouler, insulté, torturé par son fils. Ce papa qui s’est laissé inspirer et transcender par son fils. Lui qui a laissé son fils le changer comme il n’aurait laissé personne d’autre le faire. Ce papa qui a découvert que malgré ses doutes il sait aujourd’hui que quoi qu’advienne son fils, jamais l’amour qui les lie ne fera d’eux des ennemis. 

Il y a moi qui crois, qui vend du rêve du fin fond de mon cauchemar, qui vend de la foi du fin fond de mes dépendances, ce gamin qui fait naître chez les autres ce qu’il s’offre sans comprendre, qui accepte le pire, s’offre le meilleur, s’effondre et renaît à chaque instant. Ce gamin qui a décidé que l’amour est son maître pour cette aventure terrestre. 

Il y a toi qui me prends la main et me laisse te faire visiter mon monde.

Il y a nous qui découvrons que l’amour sait se conjuguer sous des formes qui en semblaient déniées. 

Ces gens n’ont rien d’exceptionnel. Ces gens sont nous. Ces gens sont le monde. Le monde est sincère. Les humains apprennent et grandissent. Les humains se découvrent et réinventent ce qu’ils veulent s’offrir. Chacun des humains de ce monde porte un rêve. Nous mettons au monde nos rêves en vivant simplement ce que nous sommes. Tu n’as pas à comprendre ce monde mais à ne jamais oublier que nous sommes les mêmes que toi. Nous ne trichons pas. Nous faisons du mieux que nous pouvons. Nous sommes bien le terreau d’un monde à venir plus extraordinaire que tu ne pourrais l’imaginer.

Ne t’occupe pas du monde, occupe-toi de ton bonheur. Laisse-nous trouver le chemin vers le nôtre même si pour le défricher il nous faut passer par des aventures que tu ne comprends pas. 

Si tu es capable d’offrir ton amour c’est que chacun d’entre nous en est capable. Si tu es capable de changer la vie de celui qui te rencontre c’est que nous le faisons aussi. Si tu es capable d’inventer, de repousser les limites et de faire exister la beauté qui danse dans ton ventre c’est que nous le faisons aussi.

Tu n’es pas exceptionnel. L’exceptionnel qui t’anime étincelle aussi l’audace de nos créations. Ce que tu es, ce que tu t’offres nous nous l’offrons aussi. Continue de soigner, de chérir et d’embrasser ton jardin et n’ai aucun doute sur le fait que nous aussi nous cajolons le nôtre.


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Les Hommes mentent, salissent, construisent, embrassent, abusent, volent et créent. 

Les Hommes se racontent, ils se rassurent, se justifient, se mystifient, se ridiculisent et se réinventent. 

Les Hommes apprennent, réalisent, se transforment et se transcendent. 

Les Hommes ont peur de se voir, de se regarder, de se contempler, de reconnaître le vide qui les caractérise. 

Les Hommes viennent de nulle part et ne vont nulle part. Ils sont amnésiques, perdus dans une réalité sans sens ni but. 

Alors les Hommes inventent, ils imaginent et deviennent. Ils matérialisent leurs rêves, ils densifient leur imagination en la faisant réalité. Ils transpirent d’une magie bien trop belle pour être vrai. Les Hommes se préfèrent hideux, abandonnés, dégénérant sur un bout de cailloux en putréfaction. 

Leur divine beauté leur offre de s’inventer moches. Leur divine folie leur offre de s’inventer saints. Leur grâce leur offre de se vivre médiocres. 

Les Hommes sont otages récalcitrants d’une divine machination qu’ils aiment à  fustiger. Ils se fuient pour se trouver, ils s’éloignent pour se rapprocher et grognent pour aimer. 

Les Hommes s’inventent un monde, un au-delà  d’ici et maintenant, un autre endroit que celui qui est perceptible maintenant en toi et autour de toi. 

Pourtant rien d’autre n’existe. Ce qui se produit dans le monde ne te regarde pas. Les Hommes qui s’entretuent ne te regardent pas, les Hommes qui font l’amour ne te regardent pas. Les Hommes qui meurent ne te regardent pas, les Hommes qui naissent ne te regardent pas. 

Ce monde n’a pas besoin de toi. C’est ta plus grande bouffée d’oxygène. Ce monde t’emmène en voyage pour ton plaisir et non pour le sien. Lui sait faire sans toi. Tu tentes de le séduire quand lui ne te propose que de t’amuser dans les contrées qu’il te présente. 

Tu traines tes yeux et tes oreilles à  tous les endroits qui t’éloignent de toi. Tu t’insurges et te révoltes de ce qui n’est pas devant tes yeux pour serrer tes paupières devant la tendresse et la violence qui te touchent de plein fouet jusqu’au fond de tes entrailles. 

Ce qui te regarde c’est ce qui se produit en toi et autour de toi maintenant. Le reste n’existe pas. L’histoire n’existe pas. Le futur n’existe pas. Le monde n’est qu’une idée, une histoire, une illusion. Ce qui te concerne c’est ce que tu veux jouer maintenant en face de moi qui te parle. Maintenant rien d’autre n’existe que mes mots et le voyage dans lequel je t’emmène. Ce qui te concerne c’est ta vérité de maintenant. 

Tu ne sais pas, tu ne comprends pas et il n’en a jamais été autrement. Est-ce que cette réalité t’a empêché d’être ? Est-ce qu’elle t’a empêché de jouir, de souffrir, d’embrasser, de mordre, de mourir et de naître ? 

Tu n’as pas besoin de comprendre pour vivre. Lorsque tu prétends comprendre tu nous emmerdes. Nous savons que nous ne comprenons pas. Lorsque tu prétends comprendre tu nous fatigues à  te mettre tantôt au-dessus, tantôt en-dessous de la mêlée. Cette mêlée d’humains odorants, transpirants, brûlants, difformes, glaçants, vivants, désirables et morts que nous sommes serait-elle trop diabolique ? 

Tu nous fatigues. Nous t’aimons parce que nous t’aimons. Nous ne savons pas faire autrement. Respire, rien ne pourra changer cela. Nous savons t’aimer d’une infinité de manières. Délecte-toi de toutes ces danses, de toute cette sensualité. Mais n’y vois aucune cohérence ou stratégie. Nous saurons nous justifier dans un sens comme dans l’autre en fonction du sens du vent bien incapable de reconnaître que nous t’aimons sans raison. 

Nous t’aimons à un point tel que nous serons les partenaires les plus fidèles des aventures auxquelles tu souhaites jouer. Par alternance nous seront tes victimes, tes amants, tes bourreaux, tes frères, tes parents, tes mentors, tes ennemis, tes amoureux, tes anges et tes démons. 

Nous t’aimons à  ce point. Au point de jouer aux jeux les plus complexes dans lesquels tu souhaites plonger. 

Laisse vivre les Hommes. Laisse vivre le monde. Laisse mourir les Hommes. Laisse mourir le monde. Le monde choisit pour lui et ça ne te regarde pas. L’humanité choisit pour elle et ça ne te regarde pas. 

Toi, choisis pour toi. En particule de l’humanité que tu es, tu ne sais pas altérer la qualité du choix de l’humanité. Tu ne sais être inspiré et porté que par des mots et des actes déjà  choisis pas l’humanité. Profite du pantin parfaitement synchronisé que tu es. Profite de cette puissance qui coule dans tes veines. Profite de tes terreurs comme de tes merveilles. Elles te sont servies sur un plateau, administrées sur mesure pour ton plus grand bonheur et ton plus grand malheur. 

Cette puissance qui alimente chacun des sillons de tes corps est la même qui fait brûler les étoiles. Cette puissance détruit et construit tout ce qui apparaît et disparaît dans ton univers. Tu n’es animé par rien de moins que la puissance qui fait exister l’univers fécond, mortifère, fini et infini que tu conçois mais que tu ne peux comprendre. 

Tu es cette perfection. Une telle perfection qu’elle sait se vivre imparfaite. Alors plonge, ronronne, rugis, embrasse, aime et déteste gratuitement. Rien ne change rien ici. Ta seule marge de manœuvre est de profiter ou non de ce que tu es, de ce qui t’anime maintenant. Mais ça ne change rien pour nous. Que tu prennes plaisir à  être qui tu es ou non, nous les autres, nous nous en foutons royalement.

Ta réalité n’est que poésie. Ta réalité n’est que stimulation, attraction et répulsion. Ta réalité te demande de la modeler, de l’ordonner et de jouer avec ta création. Jamais tu ne comprends. Jamais tu n’aboutis. Jamais tu ne sauves. Jamais tu ne condamnes. Je t’aime comme ça.


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Oui ça bouge. Tu t’offres de la sincérité. Tu t’offres de te regarder et de te reconnaître comme tu ne l’as jamais fait. C’est un cadeau, une aventure. Profite de la réorganisation. Offre-toi l’espace et le confort de surfer cette vague. 

Plus rien ne sera comme avant. C’est effrayant. Rien ne t’oblige à  réagir. Aucune tentative ne t’évitera cette chute vers les trésors de tes profondeurs.

Tu es perdu. Tu fais face à  l’inconnu. Tu vis une phase d’inspiration. Il n’y a rien à  faire, rien à  choisir, rien à rattraper. Aucun responsable n’est à  pointer du doigt. Ta tristesse n’a pas besoin de bouc émissaire pour mériter de t’offrir ces larmes qui coulent sur tes jolies joues.

Cette vague qui te submerge est un enfer si tu tentes de la maîtriser, de la contenir, de la comprendre. Cette même vague t’offre de vivre ton paradis si tu lui permets de n’avoir aucun autre sens que celui de l’extraordinaire intensité qu’elle fait vibrer par tes veines. 

Offre-toi l’espace pour vivre et recevoir cette intensité. Laisse cette vague te changer à  jamais.

Lorsque cette inspiration aura fait sont office elle passera le relais à une vague d’expiration. Dans ton expérience tu sauras clairement dans quelle aventure tu souhaites plonger. 

Ne te méfie pas de toi. Si toi tu t’abandonnes qui prendra soin des hommes et des femmes qui dansent en toi. Personne ne sait ce qui est juste pour toi. Personne ne peut comprendre ce brouillard qui t’entoure. Tu es la seule à  pouvoir reconnaître que tu es perdu. Tu es le seul à  pouvoir reconnaître qu’aujourd’hui tu ne sais pas. 

Tant que tu ne sais pas ne bouge pas. Lorsque le brouillard laissera apparaître un chemin, tu seras le seul à savoir t’y aventurer.


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