Romain Delaire

Te crois-tu trop incapable que tu souhaites te rassurer par tes lois ? Tes lois se sont immiscées si profondément dans ton intimité que, ce qui se vit entre toi et toi crève de déshonneur. 

Crois-tu qu’il faille que l’on t’interdise de tuer, de violer, d’escroquer, de salir et de profaner ? Crois-tu ne pas être capable de discerner dans l’instant ce qui convient de ce qui ne convient pas ? As-tu trop peur que ce qui ne convient pas à  ta morale puisse exciter ton inspiration dans un instant que tu ne saurais contrôler ? Crois-tu sérieusement que tes lois te protègent ? 

Tes lois te protègent de toi. Ta morale te protège de toi. Ta bienséance t’asphyxie. Tes règles sont douloureuses, tes principes sont macabres. 

Tes lois et ta morale ont été conçue pour te préserver du chaos et tu passes ton temps à contempler, revendiquer et vendre que le monde qui t’entoure est chaotique. A quel moment vas-tu reconnaître que ni toi ni aucun des humains qui t’entourent n’ont besoin de tes lois et de tes règles pour vivre ce qu’ils sont ? Quand vas-tu te relever et cesser de vendre ta peur de mourir, ta peur d’être violé contre une sécurité qui t’asphyxie et te fait vivre une tiédeur infernale ? 

Le danger que je t’inspire te regarde. Ce danger reflète ta capacité à  créer. Ce danger t’appartient. Tu es dangereux. Tu es merveilleuse. Tu reconnais le danger chez moi comme si j’avais le pouvoir de te faire visiter un lieu, un état que tu ne souhaites pas expérimenter. Crois-tu  que j’ai vraiment ce pouvoir ? Crois-tu que quelqu’un puisse t’emmener là  où tu ne souhaites pas te rendre ? Et crois-tu que je t’y emmène plus que tu m’y conduis ? 

La prise de risque n’entraîne pas la mort. Choisir la sécurité ne garantit pas la vie. Jouir n’est pas une récompense. Souffrir n’est pas une punition. Il n’y a pas de corrélation entre tes actes et ce qui se produit dans ce monde. Tes actes ont pour seul conséquence de t’offrir de jouir de ce qui vit en toi maintenant ou non. Tes actes ne changent rien. Tu ne peux rien guérir ici et tu ne peux rien détruire ici. 

Combien d’entre nous on trouver de l’or, ramené des merveilles de nos prisons, de nos enfers, de ces déserts que l’on ne souhaite pas voir se profiler. Combien d’entre nous se sont transcender, se sont reconnu, se sont aimé et se sont autoriser comme jamais en expérimentant ce qu’ils sont dans ces endroits. Et tu voudrais protéger toi et les tiens de cela ? Il serait plus rapide de leur ôter la vie plutôt que de tenter de les protéger des terreurs et des merveilles de leur aventure terrestre. 

Ici tu vis ce qui te tombe dessus. Ici tu te découvres à travers le mystère, à  travers la surprise. Ta volonté de sécurité ne te protège de rien. Ta volonté de sécurité fait de toi un petit chefaillons. 

Vas te faire foutre avec tes lois et tes règles. Vas te faire foutre avec tes « il faut », avec ta volonté de te rassurer sur tes choix en nous imposant de suivre ton chemin. Ton chemin est le bon, mais ce n’est pas le nôtre. 

Comment crois-tu que nos ancêtres ont pu partir en guerre ? Comment crois-tu que des millions d’humains ont pu s’unir autour d’une inspiration plus importante que leur peur de la mort ? 

Ils l’ont fait en reconnaissant que vivre n’a de sens que pour embrasser ce qui vie en soi. Si vivre est « fuir la mort » au point de vivre mourant, au point de mourir vivant, alors vivre n’est qu’infernal. 

Nous aimons à moquer la pulsion qui a fait prendre les chemins du front à des millions d’humains. Mais avons-nous vraiment besoin de salir le fond de leur mouvement sous prétexte que la forme ne fait plus sens pour nous ? 

Oui les tranchés ne t’inspirent pas. Oui l’idée de vivre pour trouver celui ou celle qui saura te terrasser n’est plus une obsession de mort honorable. Oui donner ta vie pour une machine économique et guerrière ne t’inspire pas. Ça c’est la forme. 

Le fond est lui empreint d’une spiritualité après laquelle tu cours. Ces humains vivaient pour honorer le sens qui brûlait en eux. Ces humains n’ont pas vendu leur liberté contre une sécurité létale. Ces humains ont épousé leur rêve. 

Cette idée n’est pas nouvelle. Tu crois pouvoir te préserver de la mort. Tu crois comprendre, contrôler et maîtriser, ce qui en conséquence t’invite à tenter d’éviter les accidents. 

Imagine un monde dans lequel la science que tu connais n’existe pas. Imagine un monde où les étoiles ne peuvent se concevoir autrement que par leur mystère. Imagine un monde dans lequel les cadavres sont aussi naturels et quotidien que le crépuscule et la rosée, un monde dans lequel la mort danse toujours autour de toi. Imagine un monde qui ne peut se faire croire qu’il contrôle quoi que ce soit. Imagine un monde qui te dépasse, un monde sans limite, un monde qui se contemple, un monde dans lequel anges et démons dansent devant tes yeux pour ton plus grand plaisir. 

Pourquoi nos ancêtres étaient plus croyants ? Ils l’étaient parce que leur prétention au contrôle ne tenait pas la route. Ils l’étaient parce que l’expérience de cette dimension renvoie aussi à  l’incompréhensible et à  l’incontrôlable. 

Ce monde n’a pas changé. Tu vis dans le même monde que tes ancêtres. Leur expérience et leur puissance coule dans tes veines. Tu t’es juste fais croire que tu avais compris. Tu te fais croire que tu peux conceptualiser, cloisonner et entériner ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. Tu te moque de toi. Cette vérité n’est même pas la tienne. Ton expérience de l’instant contredit ce postulat. Cette vérité t’a été enseignée. Cette vérité ta éteint. Ce rêve n’est pas le tient. 

Il y a de la vie au-delà du viol. Il y a de la vie au-delà  du massacre. Il y a de la vie au-delà  de la terreur. Il y a de la vie au-delà  de la mort. La vie foisonne ici. La vie foisonne partout. La vie se moque de nos règles et de nos lois. La vie est. La vie détruit, massacre, viole et renaît de sa fécondité. La vie embrasse, cajole et caresse sans permission. Tu n’as aucun pouvoir sur ce mouvement, tu n’as aucun pouvoir sur ta mort, tu n’as aucun pouvoir sur ta vie. 

Tu es la vie. Rien de ce que tu dis, rien de ce que tu fais ne te condamne pour une peine plus longue que celle qui te convient. Ce que tu es renaît de ses cendres, se transcende et accouche toujours de sa fertilité. 

Ta colère est belle, ta haine est puissante, ton orgueil est digne, ton rêve est vitale. Les intensités traduites par ces mots ne t’enlèvent rien de ta générosité, de ta tendresse et de ta créativité. Tu es tout ça et tu ne le changeras pas.


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Souviens-toi lorsque nous étions enfants. Souviens-toi lorsqu’en début d’après-midi nous allions jouer. Te rappelles-tu que l’on venait nous chercher pour le goûter ou le dîner alors que nous avions l’impression d’avoir à peine commencé à jouer ?

Nous étions présents à notre imagination, à nos jeux, aux aventures vécues au point que la perception de l’avant et de l’après nous sortait de l’esprit. Souviens-toi comme nous pouvions passer des nombreuses heures à jouer aux jeux qui nous amusaient. Souviens-toi comme à ces jeux nous excellions sans même avoir le sentiment de faire des efforts. Jouer à ce qui nous plaisait offrait de développer des capacités impressionnantes sans même nous en rendre compte. Cette capacité à exceller dans un jeu, dans une technique, dans un art fait toujours partie de nous. Elle est toujours disponible. 

En grandissant nous avons appris que jouer n’était pas sérieux. Nous avons appris qu’il y a les activités qui permettent d’obtenir argent, statut, réussite, reconnaissance et dignité ; et les activités mineurs, utopiques, futiles et dérisoires. Dans le premier groupe nous n’avons plus le droit d’appeler ces activités des jeux. Il faut les considérer comme sérieuses, importantes et porteuses de grande conséquences. Pour exceller dans ces activités il faut souffrir, travailler et être sérieux. 

En bon soldat souhaitant bien faire, une grande partie d’entre nous a accepté d’arrêter de jouer. Nous avons accepté l’idée selon laquelle il nous fallait devenir. Il nous fallait nous construire une vie, une famille, une carrière, une réputation, un statut. Comme si nous avions accepté de jouer à un jeu sans nous demander s’il nous amusait. 

Cette expérimentation a été fructueuse. Le sérieux avant le jeu ne nous convient pas. Ces activités promettent le future mais n’embrasse pas le présent, elles ne nourrissent pas le plaisir de vivre maintenant. Elles nous coupent de notre capacité à oublier hier et demain pour jouir maintenant. Elles rendent « maintenant » inexistant en nous demandant de coordonner consciemment « hier » et « demain ». Je me projette à la fois dans « hier » et « demain » mais je ne suis plus maintenant. Mon rapport au temps devient une course contre la montre, une source d’angoisse. J’en viens à résister au temps, à tenter de le neutraliser, de le démettre de sa puissance. 

Je te propose de danser avec le temps. Je te propose d’utiliser la puissance du temps au service de ton expérience. Le travail est au jeu ce que le pigeon voyageur est à la fibre optique. 

Les créateurs, inventeurs, entrepreneurs, sportifs, artistes et autres génies qui t’inspirent ne travaillent pas. Ces êtres reconnaissent que seul le jeu qui les inspire est important. Ils acceptent de laisser naître ce qui les habite sans savoir vers quelle aventure cette progéniture les mènera. Jouir de vivre et soigner cet enfantement leur suffit. 

Zinedine Zidane a la réputation d’avoir travaillé plus que les autres. Beaucoup de ceux qui ont évolué à ses cotés témoignent d’un engagement en dehors du commun.

Zinedine Zidane ne travaillait pas plus que les autres, il prenait plus de plaisir que les autres. La pratique de son art est et était un moyen d’expression qui faisait jouir Zinedine. Lorsqu’il entrait sur un terrain sa perception de l’hier et du demain disparaissait. Cet art le fascinait et le captivait suffisamment pour que rien d’autre ne compte que la danse de l’instant sur la pelouse avec le ballon.

A cet endroit du temps les efforts ne se sentent plus de la même manière. A cet endroit du temps nous développons une maîtrise et des capacités qui peuvent sembler surhumaine. Parce qu’à cet endroit du temps nous ne sommes pas pour devenir, nous n’investissons pas pour rentabiliser, nous jouissons maintenant de ce qui se vit maintenant. 

De la même manière Albert Einstein était habité par l’art des mathématiques, Michael Jackson par la musique, Carl Gustav Jung par la psychologie, Gérard Depardieu par l’interprétation, Mohandas Karamchand Gandhi par la spiritualité, Friedrich Nietzsche par la philosophie. 

Nous utilisons tous plus ou moins cette capacité à faire du temps notre allier en fonction de notre propension à accepter de jouer aux jeux qui nous amusent et qui nous effrayent.

Je ne peux pas copier Zinedine Zidane. Je ne peux pas l’imiter au sens de pratiquer son art pour vivre cette même transcendance. Je peux m’inspirer de lui en honorant les jeux qui me permettent de mettre le temps à mon service. Dans les milieux « spirituels » nous avons l’habitude de sacraliser l’acte juste. Nous cherchons la justesse. Je te propose de remplacer « justesse » par « plaisir ».

Pose l’acte plaisant. Écoute ce qui te fait plaisir. Suis ce qui te fascine, ce qui te captive, ce qui te fait oublier le temps lorsque jouer ton art se suffit en soi. Notre société est si complète qu’elle embrasse toutes les danses, des arts de la paix à ceux de la guerre ton champs des possibles est total, ton inspiration est souveraine.

Pour accéder à cette dimension temporelle tu te dois de te reconnaître comme seul capable de juger de ce qui te convient ou non. Seul capable d’aller vers ce qui t’excite au-delà de la morale, de la bienséance et de la doctrine du devenir. Tu te dois de vivre maintenant pour toi et toi seul. Tu te dois de te reconnaître souverain dans ton propre royaume, capable de vivre et de mourir où et quand il te plaît.

Alors le temps devient ton allier. Le temps devient un partenaire capable de te présenter l’extraordinaire. Lorsque tu pleures pour le plaisir de pleurer, lorsque tu embrasses pour le plaisir d’embrasser, lorsque tu mords pour le plaisir de mordre ; le temps peut te dessiner des aventures plus magiques que tes fantasmes les plus exotiques.


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Ça veut dire quoi mourir ? Qu’est-ce qui meurt ? Qui est-ce qui meurt ? Que se passe-t-il lorsque je meurs ?

On va répondre à ces questions. 

Ce que tu es a toujours été et sera toujours. Ce qui tu sais être dépend de ce dont tu te souviens de ce que tu es. En fonction de ce que tu sais être, ce que tu expérimentes de qui tu es peut-être très différent. Pourtant rien de ce que tu es ne disparaît jamais. Ce que tu sais faire c’est voyager sur différents plans, différents niveaux de perception de ce que tu es. Si aucun de ces plans ne disparaît jamais, lorsque ton voyage te mène vers de nouvelles contrées, les anciens décors de ton chemin ne sont plus. Les anciens décors n’ont plus de sens. S’ils vivent en toi et recèlent d’instants gravés pour l’éternité, tu n’as plus rien à y faire. 

Souviens-toi de ces rêves dans lesquels tu avais conscience d’être toi. Tu ne savais pas que tu rêvais mais tu savais que tu étais toi. Dans ces rêves tu as vécu des scènes, des situations. Tu t’es comporté, tu as posé des actions, tu as observé et raisonné avec l’environnement que tu percevais. Et puis le rêve s’est achevé et tu t’es réveillé. En reprenant conscience de qui tu es ici tu as pris conscience d’un décalage. Tu savais que tu étais toi dans ton rêve mais un « toi » plus « restreint » que celui que tu sais être à ton réveil. Cet état de « toi » plus « restreint » tu le sens lorsque tu te souviens de la manière dont tu t’es comporté dans ton rêve. Tu le sais parce que la conscience de toi qui réapparaît à ton réveil ne penserait pas et ne réagirait pas de la même manière confrontée à des situations semblables à celles expérimentées dans ton rêve. 

Dans ton rêve tu étais bien toi. A ton réveil tu es bien toi. Ces deux états de ce qu’est être toi te donnent une idée de ce qu’est mourir. Lorsque tu meurs tu te réveilles à un état de toi qui n’est pas moins toi que ce que tu sais être maintenant, mais qui est moins restreint que ce que tu perçois être toi maintenant. 

Lorsque tu te souviens du « toi » de ton rêve tu peux comprendre, ressentir et observer les limites de sa compréhension. Ce que tu es présentement ne se comporterait pas de la même manière mais tu comprends les limites de son état de conscience qui justifient qu’il aborde son environnement à la manière dont tu l’as expérimenté dans ton rêve. 

Nous touchons là une manière d’observer le sens de l’incarnation. Pour que cette scène puisse exister dans ton rêve ; pour que tu puisses goûter à l’état d’être, au ressenti que l’expérience de ton rêve t’a offerte, il te fallait expérimenter une version de toi plus restreinte. Tu ne pouvais créer une telle expérience ici puisque la conscience que tu as de qui tu es ici n’aurait jamais eu l’idée de se comporter de la même manière.

 A la fois le « toi » de ton rêve est mort à ton réveil. En te souvenant de toi plus largement cela n’avait plus aucun sens de te réduire au « toi » de ton rêve. A la fois le « toi » de ton rêve vit en toi. Te glisser dans sa peau, oublier ce que tu es plus largement t’a permis d’expérimenter ce que tu ne sais pas ressentir ici. Pour ce à quoi le « toi » de ton rêve s’identifiait, la réalité de l’identité qu’il était persuadé d’incarner est bien morte à ton réveil. En te souvenant de ton identité plus large, l’identité de ton « toi » du rêve est devenue obsolète. Elle s’est naturellement dissoute. 

Lorsque tu meurs ici le même processus se produit. Tu te réveilles à un « toi » qui a une conscience bien plus large de ce que tu es. Ce « toi » ne peut goûter ce qu’il est à travers toi qu’en oubliant une part de ce qu’il sait être. En plongeant dans ta peau il s’offre de vivre une vérité qui n’existe pas chez lui. Lorsque toi tu te réveilles dans sa peau, la vérité que tu expérimentes présentement devient désuète, elle se décompose naturellement. 

Pour te donner une idée, lorsque tu te réveilles et que tu te souviens que tu as choisi d’entrer dans le jeu ; que tu te souviens que tous ceux que tu as aimés et détestés dans le jeu sont aussi des joueurs qui existent sur ce nouveau plan et que vous aviez choisi ensemble de vous retrouver à l’intérieur du jeu. Lorsque tu te souviens que les ingrédients « danger », « insécurité » et « douleur » étaient des paramètres, une manière d’expérimenter des états qui ne te sont pas accessibles là  où ta souveraineté t’octroie une puissance bien moins limitée. Alors l’être que tu as incarné n’est plus. Ce qui faisait les limites de son monde, ce qui paramétrait ses perceptions, ce qui orchestrait et stimulait ses attractions comme ses répulsions n’est plus. L’identité de cet être n’est plus. Il vit en toi. Il est une part de toi. Il s’est souvenu de toi. Il a retrouvé son dieu en se retrouvant lui-même. Il s’est souvenu. Tu t’es réveillé. Tu peux le sentir te sourire. Tu peux sentir l’amour qu’il te porte. Tu peux sentir la paix qu’il ressent en te sentant près de lui. Mais votre aventure à pris une nouvelle dimension. Ce que tu es n’est plus lui. Ce que tu es est lui et bien plus. Ce qui fait de toi quelqu’un de bien différent. 

Plus « matériellement », mourir n’est pas nécessairement lié à  la disparition du corps physique mais plus à la conscience que tu as de qui tu es. Ce que nous appelons les fantômes sont les rêveurs qui ne veulent pas se réveiller. Les rêveurs qui ne veulent pas se souvenir. 

A la manière d’une dépression, ce mouvement permet d’entrer en contact avec un état qui finira tôt ou tard par libérer les ressources nécessaires à la suite de l’aventure. Tant que tu ne prends pas conscience de ta souveraineté dans ta capacité à créer ta dépression pour le meilleur, alors tu déprimes. Tu te vis en victime de tout ce qui te passe sous la main. Les fantômes dont on dit qu’ils sont coincés entre deux mondes expérimentent le même choix. Se vivre victime de leur création. Attendre de trouver la lumière en eux, lumière qui leur fera se souvenir de leur souveraineté. 

A la manière dont tu éclaires l’autre par l’amour que tu lui portes. A la manière dont tu influences celui qui est en dépression par la sincérité que tu lui offres ; ceux qui perçoivent ces fantômes peuvent leur montrer la lumière par la sincérité et l’amour qu’ils leurs témoignent. 

Aucun raccourci n’est possible ici. Aucun passage secret ne permet de traverser la vie sans assumer, honorer et reconnaître soi-même ce que nous sommes. Personne ne peut t’aimer à ta place. Personne ne peut te respecter à ta place. Personne ne peut vivre ta vie à ta place. Si l’évidence pourrait nous renvoyer à la satisfaction de cette réalité « je ne veux évidemment que personne ne vive ma vie à ma place », cela implique que je ne pourrai pas me fuir. Je ne pourrai pas me mentir. Ce que je suis, ce que je tente de cacher, ce que je tente de nier, je ne pourrai l’enfouir éternellement. 

Aucune voie ne m’offrira le malheur de vivre sans goûter du terrible au merveilleux que je suis.


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Ce gamin qui chante en toi c’est ce que tu es dans ton essence. A ta naissance tout le programme est là. Dans la graine le chaîne sommeil déjà. 

L’adulte que tu es devenu c’est ta puissance au service de ce môme. Mais ne t’y trompe pas. Seul ce môme sait rêver. Seul lui sait inventer et se lancer dans les aventures qui l’excitent, l’émerveillent et le terrorisent.

Ton job à toi c’est de lui fabriquer l’aventure. Ton job à toi c’est de lui servir sur un plateau. Ton job à toi c’est de dialoguer avec lui, d’accorder ses rêves à ta foi, de te laisser toucher, de te laisser détruire et de te laisser construire par les contrées pour lesquelles il te demande de prendre des billets. 

Ne crois pas que tu as le moindre choix dans cette histoire. Ce que ton cœur, ta candeur et tes tripes veulent, tu ne pourras te le cacher bien longtemps. C’est une autre manière de parler du rêveur, de l’inventeur, de l’aventurier, du voyageur et du génie qui officient à l’endroit où le réel n’a de sens que pour être mystérieux, terrifiant et merveilleux. 

Ce gamin il te suffit de t’adresser à lui pour rire. Il te suffit de l’écouter pour te souvenir que ce que tu es n’est pas quelque chose qu’il faut prendre au sérieux. Mais une opportunité pour ressentir, pour t’amuser, pour te mettre en colère. Une opportunité pour goûter, pour embrasser, pour rejeter, pour accueillir, pour fuir, pour revenir, pour rester et partir. 

Ce gamin il se fout du sérieux. Il se fout de ce qu’il faudrait faire. Il se fout de respecter sans comprendre. Il profane pour sacraliser. Il soigne par instinct et il détruit par plaisir. 

Ce gamin se relève toujours parce qu’il ne sait pas encore ce dont on a pas le droit de se relever. Il ne sait pas ce qui mérite d’avoir honte de soi. Il ne sait pas ce dont il faut pleurer et ce dont il faut rire. Il pleure sans besoin de justificatif administratif de la morale collective et il rit de la même manière. Ce gamin n’a pas peur de la mort. Ceux qu’il aime vivent en lui et lorsqu’ils disparaissent il lui semble saugrenu de penser qu’ils ont disparu de son cœur. Ce gamin continue de recevoir leurs enseignements et son amour ne s’éteint jamais. Ce gamin oublie comme il découvre. Il se fout de devenir. Il ne comprend pas ce que cela signifie. Il est, il aime, il déteste, il rêve, il embrasse, il croque et ça lui va comme ça. 

Ton rôle est de nourrir de tes nuances les jeux qu’il te propose. Ton rôle est de lui concocter les jeux dans lesquels il est ravi de s’aventurer. 

A la manière d’un dieu, tu dessines sur mesure le décor et la scène la plus amusante eu égard à ce que souhaite ton gamin. Tu le laisses entrer dans une histoire sous l’impulsion qu’il a de devenir un grand pirate; et tu l’accompagne dans une aventure qui lui fera découvrir comme le pirate sur lequel il fantasmait était petit à  coté du dieu aux pouvoirs extraordinaires que tu lui montres qu’il est. Il est à ton image.

Tu es à son image. D’ailleurs peut-être que tu es un gamin pour un dieu qui te dessine une aventure divine ! Qui sait ?!


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On a eu la vague du « retrouve ton pouvoir créateur » qui passe par « reconnais la responsabilité de ta création ». Du coup sous couvert d’aboutir au « je me reconnais être dieu » on a fini par accepter d’être responsable de tout. Note bien que se considérer responsable de rien ou de tout renvoie au même endroit. 

En dessous de cette nouvelle tentative se cachait l’espoir de trouver la porte de sortie du labyrinthe. L’espoir de s’émanciper de cette réalité morbide, imprévisible et incontrôlable. Alors la pilule du « tu es le créateur » semblait pleine de promesses. Si je réussis à me réveiller dans la peau du créateur que je suis, finies les emmerdes. Je reprends le contrôle de l’histoire et que la maladie, les accidents et la douleur s’évaporent à jamais. Si je suis le créateur qu’est-ce qui m’empêche d’effacer ces hérésies du tableau ? 

Et là se présente un écueil qui n’en finit pas de me mettre en échec dans les dîners. Je vends cette nouvelle mode du « nous sommes des dieux créateurs de notre réalité » mais je me retrouve échec et mat devant le désarroi. Je me retrouve impuissant devant la douleur, impuissant devant les larmes de ceux que je tente de convaincre. L’autre ressent dans sa chair le deuil, la perte, l’abandon, le handicap, la jalousie, la solitude, la haine, la terreur et moi je viens lui vendre que c’est de sa faute. Je viens lui dire qu’il n’a qu’à reconnaître que c’est de sa responsabilité pour que tout change.

Ah oui parce que lorsque je perds ma petite fille savoir que c’est de ma faute change la plaie ouverte qui coule à torrent ? Lorsque mon mari me quitte et me laisse avec les enfants est-ce que savoir que je suis responsable change l’indicible de mon ressenti ? Lorsque mon père cet homme puissant, fin et courageux perd définitivement la mémoire ? Lorsque ma mère qui brille de mille feux à mes yeux se retrouve seule et pleure son amour de toujours ? Lorsque cet homme allongé dans sa pisse ne voit plus le sens de tendre la main ? Lorsque cette femme ronde, sublime et drôle se morfond de ne pas ressembler à celle qui ferait d’elle une femme désirable et massacre sa fille tentant d’en faire ce qu’elle aurait dû être ? Lorsque ce jeune homme court le monde pour se faire plaindre de l’amour qu’on ne lui a pas offert ? Lorsque cette jeune maman effrayée de se retrouver seule accepte l’inacceptable du père de ses enfants ? 

On leur dit quoi à eux ? Vous êtes créateurs, assumer vos conneries ? 

Tu n’es pas créateur. Celle à laquelle tu t’identifies n’est pas créatrice. Celui auquel tu t’identifies est un acteur. Une actrice qui joue un rôle. Un comédien qui enfile le costume de l’instant. Reconnais que l’on ne t’a pas demandé ton avis. Reconnais que si tu as la marge de manœuvre de l’interprétation du rôle, le scripte tu y es soumis. 

Tu es soumis à la gravité terrestre. Tu es soumise à la dualité. Tu es soumis aux rythmes de cette dimension. Tu es soumis aux douleurs et aux plaisirs de tes corps. Tu es soumis à tes terreurs ainsi qu’à tes merveilles. Lorsque je te frappe tu souffres. Lorsque je t’embrasse tu ressens. Lorsque la brise te hérisse le poil tu frissonnes. Lorsque l’accident se produit tu es spectatrice de la scène. Lorsque le coup de fil qui change tout advient tu es pour un temps certain propulsé dans un endroit hors de l’espace et du temps. Lorsque ce qui change tout te tombe dessus tu es nu, sous le choc, perdu. 

Et tu veux te rajouter une couche d’auto-persuasion à base de « c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma faute » ? Qu’est-ce qui a vraiment changé depuis la stratégie du « c’est pas possible, c’est pas possible, c’est pas possible » ? Rien. Et pourquoi ça ne change rien ? Parce que ce n’est pas le sujet. 

On se fout royalement de savoir à qui est-ce la faute. On se fout royalement de savoir pourquoi et comment. Quand papa s’en va je n’ai que l’amour qui me lie à lui qui me saute au visage. Lorsque mon enfant s’en va je n’ai que l’amour qui nous lie qui me possède intégralement. Lorsque le corps de mon amoureuse transpire contre le mien, lorsqu’ensemble nous dansons hors de l’espace et du temps ai-je besoin de pourquoi et de comment pour m’assurer que ce qui est mérite bien d’être ? Ai-je besoin de reconnaître mon pouvoir créateur pour honorer et goûter la divinité de l’instant ? 

J’ai besoin de me rappeler mon pouvoir créateur lorsque je ne veux pas être touché par l’instant. J’ai besoin de stratégie lorsque je refuse que la réalité prenne une autre direction que celle de l’acceptable à mes yeux. J’ai besoin d’imposer du sens au réel lorsque je ne veux pas entrer en contact avec le non-sens. 

Il n’y a pas d’échappatoire. Rien ne me protège de rien. Chacun de ceux qui partagent ma réalité va vivre. Chacun de ceux qui voyage près de moi va aimer, être aimé, détester et être détesté. Ils vont aussi souffrir le martyr et jouir comme ni eux ni moi ne savons même le concevoir. Ils vont s’écrouler, ils vont visiter leurs abysses, à chaque chute ils se relèveront et une fois de plus ils iront visiter leurs sommets.

Tu as la marge de manœuvre de jouer le rôle comme il te plaît. Mais tu ne décideras pas de l’avènement du prochain séisme. Tu as la marge de manœuvre de surfer la vague comme il te plaît. Mais tu ne changeras pas le sens du courant. Tu as le droit de nager à contre-courant, de refuser ce qui est, de résister et de souffrir. Mais tu ne changeras pas la réalité de ce mal qui te ronge comme tu n’altèreras pas la réalité de ce désir qui t’anime ! 

Le sujet de ton existence c’est ce que tu ressens. Le sujet de ton existence c’est ce qui vit en toi maintenant. Le sujet c’est l’attraction, la répulsion, la jalousie, le plaisir, la haine, le désir, le dégoût. Les cadeaux sont les intensités que tu traduis par tous ces mots. Les trésors sont ce qui se produit en toi. Le trésor est si disponible que c’en est déroutant. Trop beau pour être vrai. Trop facile pour être rentable. Le cadeau c’est d’embrasser et de mordre comme et quand il te plait.

Ton besoin de repère est désuet. Tes repères te mentent. Ta norme n’existe pas. Ta cohérence est une fumisterie. Ta prétention de constance est une insulte aux visages de ceux que tu rencontres. Tu cherches désespérément une norme à laquelle te conformer. Un rang dans lequel te rassurer. Mais ça ne fonctionne plus. Pire que cela tu as choisi en conscience de marcher sur le chemin de ton rêve. Et dans ce rêve tu es celle qui définit ce qui mérite d’être ou non. Tu es celui qui reconnait ce qui est ou non. Personne ne peut plus rien pour toi dans cet endroit. Personne ne sait mieux que toi pour toi dans cet endroit. 

Tu es exaucé. Le champ des possibles t’est ouvert comme jamais. Tu ressens comme tu es seul juge et douanier de tes propres frontières. Tu sens comme tu es seul à choisir tes limites. 

Oseras-tu vivre qui tu es ? Oseras-tu t’aventurer là où tes yeux sont effrayés mais là où ton cœur palpite ? Tu connais la réponse à cette question. Tu as déjà répondu mille fois OUI ! 

Alors rien ne presse. Inexorablement tu voyages vers le fruit de tes choix. Inexorablement tu es guidé vers le vœu de tes prières. Tu n’as rien à faire, à choisir ou à penser pour cela. Ton souhait est déjà exaucé. Laisse la magie se produire. Pleure autant que nécessaire. Ris autant qu’il te plaira. Traîne, procrastine, jette-toi à corps perdu si le cœur t’en dit. Si ton comportement ne change pas la destination, il a cependant une incidence directe sur la manière dont tu t’autorises à jouir de ce qui est maintenant en toi. Le jeu est gratuit. Tu as le droit de te brider, de te contraindre, de t’astreindre à la discipline ; comme tu as le droit de t’expanser, d’échouer, de transgresser, de dépasser les bornes et d’abuser. 

C’est finalement le principal. Est-ce qu’atteindre le paradis en vaut la chandelle si pour se faire il te faut visiter tous les recoins de tes enfers ? Est-ce que la plus extraordinaire des destinations mérite que tu t’imposes le martyr ? 

Fais comme il te plaît. Accorde-toi le luxe de cet instant sur mesure. Cette possibilité de reculer autant qu’il te plaira. Ce privilège du ridicule, de la lâcheté, du courage, du repos et de l’ennui.


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Ce que tu perçois, ce que tu comprends n’est jamais vrai. Ce que tu perçois est une source d’inspiration, une invitation à jouer, une invitation à prendre le chemin. Mais jamais tu ne touches l’info qui te préserve pour l’éternité. Jamais tu ne te protègeras de la terreur. Jamais tu ne te protègeras de l’émerveillement. Jamais tu ne te protègeras de la surprise. 

Tu te comportes comme un rat de bibliothèque persuadé que lire les bouquins, comprendre les théories fait de toi l’écrivain, fait de toi le maître. 

Les bouquins inspirent mais ils mentent. C’est le cadeau qu’ils t’offrent. Ils t’offrent d’exciter ton désir de jouer. Ils mentent sur ce que le jeu te réserve pour te garantir la surprise. 

Tu as défriché un accès à la mémoire du vivant. Tu as accès aux tutos d’internet. Mais quelle technique vas-tu choisir d’expérimenter ? Pour faire quoi ? Pour aller où ? 

« Le danger » est le gardien que tu invoques pour douter de toi. Tu invoques ce symbole dans ta scène dans le but de freiner, de réprimer le petit garçon qui rêve, le petit garçon qui vit, le petit garçon qui s’amuse terriblement. Tu viens à son oreille lui rappeler qu’il n’a pas le droit de vivre pour lui, qu’il ne peut s’amuser gratuitement mais qu’il doit devenir, qu’il doit servir un être, une idée plus grande que lui. Tu lui rappelles qu’il y a le bien et le mal, qu’il n’est pas suffisamment responsable pour les discerner et donc qu’il doit se conformer. 

Vivre n’est pas dangereux. Mourir n’est pas dangereux. Ce que tu ressens n’est pas dangereux. Ce que tu ressens est ce que tu ressens. Tu pourras invoquer tous les gardiens que tu veux pour t’interdire d’en profiter, cela n’enlèvera rien à la réalité de tes terreurs comme à la réalité de tes merveilles.

Oui tu as peur. Tu es perdu. Tu ne sais pas où tu vas. Combien de fois as-tu pourtant marché dans ce brouillard ? Combien de fois as-tu joui de l’aventure réservée par l’inconnu ? 

Rien n’a changé. Tu marches toujours dans le noir. Ce qui a changé c’est que tu sais aujourd’hui que tu sais marcher dans le brouillard. Ce qui a changé c’est que tu sais aujourd’hui que tu peux t’écouter, te faire confiance et que les yeux fermés tu sais te guider vers tes rêves les plus insoupçonnés. 

C’est confortable de refaire le monde au port en rêvassant à ta prochaine régate. Seulement à force de demander aux autres si tu seras capable de prendre la mer tu finiras par ne jamais quitter le port. 

Ce voyage est une aventure solitaire. Cette aventure tu es seul à en dessiner les contours. Tu es seul à ressentir ce qu’elle t’offre, tu es seul à rêver la destination vers laquelle elle te mène. Personne d’autre que toi ne peut prendre soin et honorer l’intensité qui te traverse. Personne d’autre que toi ne peut prendre soin des merveilles qui jaillissent en toi. Nous sommes heureux de partager certaines étapes du voyage en ta compagnie, mais c’est un heureux concours de circonstances et non un but. 

Si pour rester près de moi tu refrènes ta pulsion de vie, je finirais par devenir à tes yeux le diable en personne. Je deviendrai le symbole de la mort de ton désir. Le symbole de la mort de ta sensualité. A chaque fois que tu te refrènes pour nous convenir tu te massacres. 

Nous ne sommes pas dans ton lit lorsque seul tu ne peux fermer l’œil. Nous ne sommes pas dans ton cœur lorsque seul tu pleures le manque, tu pleures l’abandon, tu pleures l’amnésie. Mais nous devrions te dire ce que tu devrais ressentir ou être ? Arrête les conneries. Ecoute-toi, tu es digne, ce que tu ressens est ton cadeau. Tu es seul à pouvoir embrasser ton abîme comme tes sommets.


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Quelle est cette extériorité que tu tentes d’amadouer, de juguler, de domestiquer ? Quelle est cette vérité devant laquelle tu te prosternes au point de trahir ton propre ressenti ? Quelle est cette bienveillance qui t’enseigne d’accepter de te laisser trahir, qui t’enseigne d’accepter de te laisser salir ?

Tes enfants meurent. As-tu oublié que c’est le cadeau que tu leur as offert en leur donnant la vie ?

 Ton déni t’empêche d’ouvrir les portes de ton trésor. Tes œillères transforment ton paradis en enfer.

Tu as besoin de tes larmes. Tu as besoin de tes cris. Tu as besoin de ta rage. Tu as besoin de ta tendresse. Tu as besoin de ta sensualité. 

Tu n’as pas besoin de ces facultés pour faire quelque chose. Tu n’as pas besoin de bien utiliser ce que tu es pour devenir ou changer quelque chose ici. Ces facultés, ces sens sont tes trésors. Les intensités qu’ils perçoivent et traduisent sont le trésor de ton existence. 

Lorsque ton bout de chou est malade écoute la peur qui monte en toi. Écoute la violence avec laquelle la culpabilité d’être une mauvaise mère t’envahit. Écoute comme la peur d’échouer, la peur de mal faire, la peur d’aggraver les choses te terrasse. L’intensité qui jaillit de cette vérité est ton trésor. Réagis comme il te plait mais offre toi le trésor de cette intensité. 

Lorsque ton amoureux découche et fait l’amour avec une autre. Lorsque ton esprit sent ce qui se vit entre eux. Lorsque tu sens leurs corps se mélanger. Lorsque la nausée t’envahit devant ces scènes. Plonge et laisse-toi posséder par cette intensité. Laisse-toi terrasser. Mets les genoux à terre, pose ton front à terre et pleure, hurle, convulse mais vis cette colère, entre en contact avec l’inacceptable. 

La nuit la plus obscure à toujours accouché des rayons du soleil. Tu sais aujourd’hui qu’aucune chute ne t’empêchera de te relever. Profite des chutes comme des ascensions. Elles regorgent chacune de charmes et d’aventures dignes d’être appréciées. 

A mesure que tu embrasses la dichotomie entre la souveraineté de l’autre dans son expérience et la réalité de ce que la mise en scène t’inspire, tu peux plonger, goûter et te délecter de toujours plus d’intensités offertes par ta réalité. 

Tes enfants transmutent ce qui les traversent et la  » maladie  » fait partie des chemins qui opèrent la mise à jour maintenant disponible. Ton amoureux te propose de choisir pour toi ce qui te convient en te poussant aux limites de l’acceptable. 

Tu ne peux pas te tromper. Ton choix est divin. 

Tant que tu mettras leurs conditions devant la tienne. Tant que leur « bonheur » passera devant le tien, ils vivront leurs aventures et tu seras spectatrice. Tu vivras ta vie par procuration à  travers leurs légendes. Pour ne pas entrer en contact avec ta lâcheté, tu leur reprocheras. Tu nous reprocheras de ne pas te laisser ta place, de ne pas te faciliter la vie. Comme si nous pouvions créer à ta place. Comme si nous pouvions choisir pour toi. Comme si nous pouvions t’aimer à ta place. 

Tu es belle comme tu es. Sois celle qui anoblit, honore et sanctuarise les trésors de ton ressenti.


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Prendre du recul, relativiser, voir le verre à moitié plein, positiver, se consoler sur l’idée que cela pourrait être pire. Est-ce que ça fonctionne ? Est-ce que ton relativisme te fait jouir ? Est-ce que ton lot de consolation te convient ?Te consoler, te rassurer ! De quoi souhaites-tu te rassurer ? Quelle est cette réalité, quel est ce ressenti duquel tu souhaites te prémunir ? 

Serait-il trop évident que tu n’es pas moins fracturé que chacun des humains que tu contemples ? Serait-il trop intense que d’entrer en présence des scènes qui se dessinent sous tes yeux ? Serait-il trop brûlant que de goûter aux délices de tes terreurs, trop glaçant de jouir de tes merveilles ? Serait-il trop délicieux que de redescendre parmi nous ; redescendre dans le marasme bruyant et salissant de cette humanité de barbare que tu snobes ? 

Ici-bas nous dansons, nous chantons, nous pleurons, nous vivons. Nous savons que nous ne sommes pas les plus évolués, les plus doués. Mais nous tâchons de nous aimer comme nous sommes. Nous savons que nous grandissons, nous apprenons, le but ne compte plus. Chacun des regards que nous partageons comptent. Chacune de nos colères, chacune de nos réconciliations, chacun de nos baisers, chacune de nos danses comptent. 

Rien ne t’oblige à vivre ici, personne ne t’y contraint. Nous sommes heureux de vivre l’aventure à tes côtés mais si l’expérience qui t’est offerte ne te convient pas tu es libre de poursuivre ton chemin. C’est pour toi qui tu vis ici. C’est pour toi que tu ressens ici. C’est pour toi que tu danses ici. Ta souveraineté est totale. Ton champ des possibles est total. Si tu penses que tu nous dois de vivre, que tu ne peux en abandonner certains d’entre nous alors tu te trompes. Nous n’avons pas besoin de toi. Nous sommes heureux de jouer avec toi, mais si tu souhaites changer de jeu nous saurons trouver d’autres complices. Nous pleurerons ta disparition. Mais nous ne pleurerons pas pour toi. Nous pleurerons pour nous. Nous utiliserons le cadeau de ta disparition pour vivre et jouir de l’intensité qu’elle libérera en nous. Nous profiterons de ta disparition pour entendre et expérimenter les enseignements qu’elle nous inspirera. Que tu choisisses de profiter de toi ou non, nous savons profiter de toi. Nous profitons de toi que tu le veuilles ou non, que tu aimes qui tu es ou non. 

Lorsque la réponse à la question « est-ce que je veux mourir » est une réponse que tu ne peux pas dessiner et choisir seul chacun matin, à chaque instant, alors tu n’es pas souverain de ta propre mort. Si tu n’es pas souverain de ta propre mort comment veux-tu être souverain de ta propre vie ? Cette question est la tienne. Sa réponse ne regarde que toi. 

Il n’y a pas pire ailleurs. Personne ne souffre plus que toi. Personne ne jouit plus que toi. Aucun des humains qui partagent ton réel n’est mieux ou moins bien loti que toi. Chacun d’entre vous se contemple. Chacun d’entre vous se détruit. Chacun d’entre vous se construit. Toutes les formes de conscience que tu perçois sont en face de leur équation personnelle. Aucune de ces équations n’est plus facile, aucune n’est plus difficile. Est-ce qu’être un ours est plus difficile qu’être une fourmi ? Est-ce que le frelon se console de ne pas être une mouche ? Est-ce que le mouton se morfond de ne pas être un dauphin ? Est-ce que la gazelle porte plainte contre le lion ? Les flamants roses organisent-ils une aide humanitaire pour secourir les moineaux blessés ? Les pigeons sont-ils victimes de racisme ? Est-ce que le requin se condamne d’être taillé comme un meurtrier devant l’inoffensif poisson clown ? 

Ta relativité te nuit. Ta volonté de ne pas assumer ta place te tiraille. Tu n’es pas ici pour imiter un autre. Tu n’es pas ici pour crier à l’injustice de ne pas être une autre. Tu n’es pas ici pour te condamner de tes viles aptitudes. Ce que tu ressens n’est pas relatif. Ta colère n’est pas relative. Ton plaisir n’est pas relatif. Ton appétit n’est pas relatif. Ton désir n’est pas relatif. Ton dégoût n’est pas relatif. Ce qui vit en toi n’est pas relatif, ce qui vit en toi n’est pas cohérent, ce qui vit en toi est. 

Ici tu ne peux contempler que ce qui t’appartient. Ici tu ne peux entrer en présence que de ce qui vit en toi. Les terreurs qui se présentent à l’extérieur reflètent les terreurs qui bouillent à l’intérieur. Les terreurs qui ne peuvent pas t’enseigner tu ne peux même pas les concevoir, tu ne peux même pas les appréhender. Ce qui n’est pas à regarder pour toi, ce qui n’est pas source d’enseignement pour toi ne peut pas apparaître dans ta réalité. Tu ne peux pas entrer en contact avec une idée qui n’est pas dessinée sur mesure pour toi. 

Tout ce que tu contemples te ressemble. Tout ce que tu ressens t’appartient. Pointer du doigt et mettre derrière des barreaux le meurtrier ne changera rien. Le meurtrier vit en toi. Le génie aussi vit en toi. Le regarder comme celui qui sait plus que toi ne t’aidera pas non plus. Le médiocre vit en toi. Le beauf vit en toi. Le tendre et l’aimant vivent aussi en toi. Le nazi vit en toi, c’est celui qui est prêt à imposer aux autres le monde meilleur auquel il aspire. 

Tu n‘as pas à bien paraître. Tu n’as pas à être aimable. Tu n’as pas à nous revendre ta bienveillance frelatée. Trépigne autant qu’il te plaira, plonge dans tes caprices, vis tes compulsions, honore ta lâcheté, hurle ta colère, abandonne autant qu’il te plaira. Nous sommes comme toi. Nous sommes impatients, capricieux, lâches, mesquins, traîtres et bourreaux. Et comme tu le vois chez toi cela ne nous empêche pas d’être aimants, tendres, courageux, fidèles, géniaux et délicieux. 

Plonge en toi, plonge dans tes abysses, nourris-toi de cette vie, de cet univers qui grouille en toi. Ne trie plus tes merveilles de tes terreurs. Ce qui se produit en toi ne se comprend pas. Ce qui se produit en toi se vit. Délecte-toi, reste prêt de toi et saute dans tous les trains, ouvre toutes les portes qui t’inspirent. Tu es chez toi, tout ce qui t’entoure est à toi, tout ce qui vit en toi t’est offert, personne ne pourra choisir d’en profiter à ta place comme personne ne choisit de le nier à ta place.


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Je ressens cette douleur. Je communie avec ta peine. Je suis en …

Je ressens cette douleur. Je communie avec ta peine. Je suis en contact avec ce vertige mais ta volonté de comprendre, ta volonté de te débattre et de trouver des solutions t’éloigne de ton cadeau.

Ta condescendance et ta volonté de te voir comme le nombril du monde t’encouragent à croire que tu peux soigner le monde. Ce qui te fait te retrouver également dans la peau de celle qui peut détruire le monde. Tu omets dans cette histoire que chacun créé ce dont il a besoin. Ton fils a besoin de vivre son aventure. Tu n’empêcheras pas ton fils de vivre ses sommets et de traverser ses déserts. Tu n’empêcheras pas ton fils d’être touché, fracassé et détruit par la vie. Comme tu ne pourras l’empêcher de trouver en lui les ressources dont il a besoin pour se relever, renaître de ses cendres, utiliser son expérience pour aller toujours plus précisément vers ses rêves, ses inspirations et son propre mystère. Tu n’éviteras pas à ton fils de mourir comme tu ne pourras l’empêcher de vivre.

Ce qui vit en toi est une nouvelle tentative de fuite de ta jouissance. Une fuite de ta dignité, une fuite des ressources dont regorgent les intensités qui se proposent de te traverser dans l’instant.

Oui ça fait mal. Oui c’est horrible. Oui tu contact la louve qui est prête à égorger pour protéger son petit. Regarde ça en toi. Laisse-toi toucher par ça. Laisse-toi habiter et dévaster par la réalité de cette violence et de cette puissante animalité qui t’habite.

Cette puissance est à ton service. Elle te sert à aller vers toi. Elle te sert à créer ce que tu veux . Ton fils te permet d’entrer en contact avec le sens qui vit au fond de toi. Il te rappelle que tout peut s’arrêter d’un instant à l’autre et que tu n’es pas ici pour figer quoi que ce soit mais pour vivre ce qui brûle au fond de toi.

Il apprend à s’aimer en te regardant. Il s’autorise à s’aimer à la mesure à laquelle tu t’autorises à t’aimer. Il s’autorise à se relever à la mesure à laquelle tu t’autorises à te relever.

Tu veux qu’il ait le meilleur manuel pour être heureux ? Laisse-le vivre sa vie et va vers ta propre jouissance. Vas vers l’endroit où tu ne peux plus t’abandonner. Vas vers l’endroit où le rencontrer est une chance, un cadeau, un partage, une communion et non une responsabilité, une angoisse et un fardeau.

Pour trouver cet endroit il te faut reconnaitre, traverser et anoblir ta culpabilité, tes angoisses et ce que tu as posé en fardeau comme autant de boucs émissaires pour ne pas aller vers tes sommets.

Tu n’as rien à calculer dans ce mouvement. Chaque scène, chaque interaction te propose toujours d’être traversée par l’intensité la plus juste. L’ingrédient qui t’offre de profiter de ce mouvement perpétuel est la foi. La confiance que tu t’octroie. La confiance avec laquelle tu reconnais que ce que tu sais être et tout le reste de l’univers est réglé, coordonné et soigné par la même intelligence, la même puissance. Cette même conscience permet à l’univers d’accoucher de la vie telle que tu la connais. Cette même intelligence régit le cours de ton existence dans ses moindres détails.

Lorsque tu souhaites voir l’erreur dans cette création tu te coupes, tu te salis, tu te violes. Tu laisses ta prétention à tout comprendre et ton narcissisme s’octroyer la puissance ultime de trier le bien du mal, de diviser ce qui devrait être de ce qui ne devrait pas être.

Personne n’y comprend rien. Personne ne sait où nous allons. Ce qui autrefois a été vécu comme de lourdes erreurs s’est avéré par la suite être le puits de ressources inestimables dans ton aventure. L’univers est régi par cette règle : ce que tu vis te mène sur le chemin de tes rêves. Que tu choisisses de te vivre en victime ou en créateur importe peu. Ce que tu es est programmé pour se souvenir. Petit à petit tu t’approches inéluctablement de ton désir le plus grisant : vivre ton mystère, te délecter de tes merveilles et entrer en amour avec tes terreurs.

Oublie ces histoires.

Aime-toi. Tu es belle. Ta beauté est divine et ta laideur est délicieuse.

Dis au monde le jeu qui t’inspire aujourd’hui et remets-le en question au rythme des découvertes dont ton aventure recèle.




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