Romain Delaire

Ecrits

Bonjour à tous,

L’heure est grave, l’heure est légère, on ne comprend rien et pourtant tout va bien, le pire rôde et le meilleur pulse. C’est quoi ce bordel ? La vie telle qu’elle a toujours été mais telle que nous tentions de ne pas la voir. Nous n’allons pas tout résoudre dans notre coin pour montrer aux autres comme nous n’avons pas besoin d’eux, nous allons résoudre tout ça ensemble. Sur ce chemin, nous découvrons que c’est être ensemble qui nous rend heureux et non la résolution de quoi que ce soit. Alors nous trouvons toujours de nouveaux défis pour continuer à marcher ensemble…

Sur le chemin de cet «ensemble» nous n’allons pas pouvoir tricher. J’avance lorsque je me montre devant toi, je ne peux pas te garder près de moi pour avancer sans me montrer à toi. Alors jusqu’où accepterons-nous de nous toucher, jusqu’où accepterons-nous de nous aimer, de jouer, de caresser, de mordre et d’embrasser ? La bonne fausse raison est de se reconnaître, nous regrouper pour aller vers un idéal qui pulse fort, qui excite beaucoup, qui inspire profondément, alors nous avons notre carburant de départ. Ensuite on lâche, on vit, on se souvient que si le cap est embrasant, il est le prétexte à vivre ce qui se vit maintenant. Et le maintenant me demande d’être moi y compris si mes pensées et mes actes semblent entrer en contradiction avec mon cap. Si je suis prêt à me vendre pour atteindre mon cap alors je passe à côté du trésor et je répare pour un tour. Les tours sont illimités donc pas de panique on apprend toujours un peu plus à chaque passage.

L’heure est au réseau, à la spécialisation et au réconfort. Tu peux te focaliser, te concentrer sur ce que tu préfères. Nous, les autres; nous, la vie, nous nous occupons de faire tourner le reste. Alors quel est cet essentiel sur lequel tu aimes te concentrer, quel est ce jeu qui éveille ta vitalité, vibration, jouissance, puissance et sécurité ? Sur ce sujet il va nous falloir une bonne dose de dépouillement parce qu’on adore payer nos impôts, on adore nettoyer notre intérieur et sortir les poubelles, on aime prendre soin des humains que nous sommes en renvoyant les balles que la vie nous envoie même quand elles sont fond de cour et qu’il nous faut mettre un gros coup de collier pour les atteindre. Il va nous falloir reconnaître qu’on aime le sport, qu’on aime le défi, l’enjeu et repousser les limites de ce que l’on se croyait capable ! 

Tu ne veux pas d’une vie sereine, tu ne veux pas d’une aventure sans péril, tu ne veux pas d’une vie sans merveille et sans tentation qui méritent que tu succombes, qui méritent que tu résistes, qui méritent que tu t’effondres, qui méritent que tu te transcendes…

Bon déconfinement à tous.




Thérapie ou coaching, méditation ou mouvement, être ou faire ? 

Mon cœur balance, j’observe les chantres de la motivation, de l’énergie, du feu sacré et je m’expose à leurs promesses, à leurs techniques, à leurs vérités et à leurs injonctions. 

Souvent je me prends au jeu, je me regarde insuffisant, qui devrait se bouger, devenir mieux, expérimenter plus, produire plus, se vendre mieux, vouloir la gloire, tuer les temps morts, optimiser encore et toujours mon « mindset » et mes « setups » comme ils disent (moi aussi j’aime bien le dire…). 

Et puis la réalité de mon expérience finit toujours par me rappeler ce que je sais de mon rapport au feu, à l’énergie, à la faim et à l’envie. Ce feu m’a toujours habité lorsque j’avais besoin de me lancer, de partir en guerre, de déplacer des montagnes, d’aller vers mes hauteurs, pour se calmer voir disparaître lorsque le jeu n’était plus à gagner mais à perdre. 

Je ne peux pas nier que je dois autant à mes victoires qu’à mes défaites. 

Lorsque ce feu se présente il est accompagné d’une forme consciente vers laquelle il me pousse, et ces aventures m’ont mené plus loin, au-delà de la forme initiale vers laquelle je croyais me rendre. La vie m’a offert de vivre plus que mes rêves, plus que mes cauchemars ; mes fantasmes d’hier sont étriqués à côté de mes sources de jouissances d’aujourd’hui. 

Alors ce feu, cette motivation, cette énergie de la gagne, mouais !!! Aujourd’hui mes échecs portent leurs fruits, et ce que j’étais sensé considérer comme des victoires se montre d’une relativité toujours plus évidente. 

La vie m’enseigne que mes rêves habitent mon esprit parce qu’ils sont ce vers quoi je me rends inexorablement, ils ne sont pas une récompense à côté de laquelle je peux passer si je me comporte mal. 

Je sais que ce jeu peut sembler contre-intuitif pour les bêtes de performance que nous nous sommes conditions à devenir, mais il est une grande respiration pour toutes les autres parts de ce que nous sommes. Ce jeu propose d’embrasser la vie, de la laisser nous toucher en plein cœur, de la laisser nous montrer l’instant, de lui offrir nos interprétations les plus enflammées comme les plus tendres. 

J’aime le cinéma, j’aime le cinéma sous toutes ses formes, j’aime les films d’action qui t’en mettent plein la vue, j’aime les histoires d’humains à la banalité sublimée, j’aime les histoires d’amour extraordinaires, j’aime la science-fiction et son étrangeté si humaine, j’aime les films d’horreur et leur capacité à me plonger dans des cauchemars que je n’avais pas imaginés. 

La vie m’enseigne de cette manière-là, je ne veux pas qu’elle soit qu’un remake du rêve américain, j’aime ce que la pauvreté et le manque m’enseignent, j’aime ce que la réussite et l’opulence me montrent, j’aime ce qui se produit, ce qui m’est montré aux endroits dans lesquels j’étais persuadé que rien de vivant ne pouvait subsister. 

Si je sais embraser ce feu chez ceux qui se retiennent d’en profiter, je ne souhaite pas le mettre en avant comme un essentiel, comme un indicateur de notre degré de présence et/ou d’accomplissement. 

Toutes les étoiles n’ont pas besoin d’exploser maintenant. Les temps infinis qui préparent et dissipent l’explosion d’une étoile sont des phases précieuses, riches, nourrissantes et sacrées. 

Si tu as besoin d’un coup de pied au cul et d’accélérer on mettra ça en place, on se fera le kiff de mettre la fusée sur orbite ; et si tu as besoin d’apprendre à puiser la puissance de ton vide, d’apprendre à écouter les danses de ton monde pour danser comme tu te sens appelé mais comme tu ne sais pas encore te mouvoir, alors on se fera le kiff d’aller ensemble vers tes abysses, on les visitera main dans la main et on en ramènera ce qu’elles ont à nous offrir. 

Mon truc c’est le sur mesure, tu as envie de jouer, tu as reconnu que tu as le droit de demander de l’aide, viens jouer, viens te montrer et on sublimera le mouvement qui t’habite.


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Tu as été éduqué et domestiqué à te battre pour obtenir. Tu perçois ton monde comme une course à côté de laquelle il est possible de passer. 

Tu peux perdre ou gagner ta vie. Tu peux être un bon ou un mauvais père, une bonne ou une mauvaise mère. Tu peux réussir ou échouer en amour. Tu peux vivre ou mourir. Ta perception du réel te dit que de tes choix dépendent ta réussite ou tes échecs. 

Vivre le monde sous cet angle est une expérience de l’instant que tu connais. Vivre ton réel sous cet angle est une course contre la montre qui te pousse à te vendre pour trouver des raccourcis. 

Tu es capable de t’oublier pour une somme d’argent. Tu es capable de t’oublier pour tirer un coup. Tu es capable de te vendre pour respirer quelques minutes de plus. 

A la base de cette perception est ancrée la vérité selon laquelle le monde ne t’attend pas. La vie ne t’attends pas, les opportunités ne t’attendent pas, ce dont tu ne profites pas, d’autres en profiteront à ta place. 

A la base de cette perception est ancrée l’idée que la mort est une punition. L’échec, l’ennui, la petitesse et l’impuissance sont aussi enregistrés comme des imperfections à combattre et terrasser. 

Si vivre le monde sous cet angle est un jeu qui a porté ses fruits, il n’est pas l’unique jeu disponible ici. 

Le monde se comporte avec toi à la manière de la danse que tu conduis. Si tu souhaites qu’il te pousse au cul et te mette la pression pour devenir, il sait faire. Mais si tu souhaites qu’il te court après, qu’il se démène pour répondre à tes ordres, qu’il mette à ta disposition une puissance extraordinaire pour t’offrir une expérience merveilleuse; alors il sait aussi jouer à ce jeu. 

Ton monde peut être sans pitié, pétri d’injustices, de violence, d’ignorance et d’arrogance. Tu sais le voir sous cet angle. Tu reconnais l’injustice des disparités diverses, tu reconnais la violence douloureuse avec laquelle toi, et d’autres, êtes traités. Tu reconnais comme le monde se moque de respecter ta sensibilité. 

Ton monde est aussi imbibé de clémence. A la manière de la chrysalide qui détruit, intoxique et consume la chenille, tu sais que l’aventure réserve à cet être la transcendance de se découvrir papillon, et ainsi de se vivre capable de voler dans un monde qu’il ne connaissait qu’en rampant.

Sa clémence s’exprime aussi dans la manière avec laquelle ton monde t’offre toujours une nouvelle chance. Une nouvelle opportunité de faire un autre choix. Une nouvelle opportunité de te respecter. Une nouvelle opportunité de jouer. Comme une police fédérale, il te colle aux basques en te proposant toujours de mettre de la lumière là où tu avais choisis de ne mettre que de l’ombre. Tu as toujours l’opportunité de dire que tu les aimes à ceux à qui tu avais oublié de témoigner ton amour. Tu as toujours l’opportunité de dire que tu souffres à ceux qui t’ont blessé sans que tu aies osé leur témoigner. Tu as toujours l’opportunité de faire ce que tu n’as pas osé faire, tu as toujours l’opportunité de plonger dans les jeux autour desquels tu as tourné. 

A la manière dont la fertilité organique des sols sait se dépasser et renaître, à la manière dont un virus s’adapte pour vivre; ton monde se démerde toujours pour t’offrir l’opportunité de te regarder et de t’aimer dans tout ce que tu es. 

Cette mécanique te dépasse. Tu n’as rien pu faire pour que la vie reprenne ses droits sur les débris d’un désastre.

Courir après la vie est pourtant posé sur l’idée que la vie ne sait pas faire. Que la vie peut t’oublier, oublier ce dont tu as besoin, oublier ce dont l’humanité a besoin, oublier ce dont la vie sur cette planète a besoin. Mais la vie a su faire avant toi et elle saura faire après toi. Tu es le fruit de la manière dont la vie a su faire depuis des milliards d’années. 

Tu es la vie qui dit que la vie ne sait pas faire. C’est ta reconnaissance de toi que tu regardes en observant ton monde sous cet angle. C’est de ta capacité à avoir fait battre ton cœur des milliers de fois, sans même y penser, dont tu doutes.

C’est de la danse des cellules qui font vivre et renouvellent ton corps dont tu doutes. Ce sont des innombrables mutations génétiques qui ont engendré ton corps dont tu doutes. Depuis ta tendre enfance, tu as pratiqué et été traité selon des comportements sociaux, alimentaires et affectifs dont les croyances de ta société disent aujourd’hui qu’elles sont mortifères. Et pourtant qu’est-ce que tu es belle. Qu’est-ce que tu es beau. Qu’est-ce que la vie coule dans tes veines, qu’est-ce que tu pleures, qu’est-ce que tu ris, qu’est-ce que tu vis. 

Le jeu qui consiste à courir après la vie se nourrit de tes doutes vis-à-vis de l’évidence. L’évidence est que tu es le fruit d’une complexité et d’une intelligence qui te dépasse. L’évidence est que tu vis dans un corps qui est le dernier cri de l’évolution de la vie, ici, dans ton espace-temps. L’évidence est que tes capacités intellectuelles n’arrivent pas à la cheville de l’intelligence qui conçoit ton monde. L’évidence est que tu n’es pas ici pour combattre cette intelligence mais pour profiter de l’aventure qu’elle te dessine sur mesure à chaque instant. 

Observé sous cet angle, on va maintenant pouvoir jouer à ne plus courir. On va s’arrêter. On va poser nos fesses dans la salle de spectacle de la vie, et on va laisser le show nous emporter. On va pouvoir flâner, se reposer, perdre notre temps, nous ennuyer, prendre le temps de nous faire plaisir gratuitement. 

En amorçant ce mouvement petit à petit, voyant que nous ne lui courons plus après, la vie va elle aussi ne plus nous fuir. Comme un animal qui se sent respecté. Comme un animal à qui on laisse la liberté de venir vers nous; la vie va nous apprivoiser. Elle va venir vers nous sous les formes et les expressions qui lui plaisent. 

Nous, nous allons jouir de ces instants de grâce lorsqu’elle choisit de nous offrir sa bedaine pour quelques caresses. Et le reste du temps, nous allons nous occuper de nous. Nous occuper de prendre soin de chez nous. Prendre soin de sortir les poubelles qui empestent depuis tant de temps. Prendre le temps de régler ces démarches administratives qui traînent et s’accumulent. Prendre le temps de soigner, de caresser et de bichonner ce corps qui depuis toujours nous est fidèle. Nous allons prendre soin du jardin en friches, nous mettre enfin à peindre les décorations que nous nous sommes promis il y a si longtemps. 

Et à chaque fois que la vie toquera à la porte sous la forme d’une inspiration, d’une expiration, d’un amour, d’un ennemi, d’une ambition, d’une réussite, d’un échec, d’une merveille ou d’une terreur; alors nous lui laisserons sa place. Nous n’allons pas la laisser saccager le jardin, déposer ses poubelles ou ravager la déco. Nous lui offrirons le gîte et le couvert. Nous lui offrirons la place de venir nous chanter ce qu’elle est venu conter. 

Lui offrir cette place revient à vivre avec elle, en temps réel, ce que son conte nous inspire. Nous n’allons pas la laisser dormir dans la chambre d’ami en souhaitant qu’elle s’en aille rapidement. Nous allons vivre avec elle ce que nous sommes. Nous allons nous battre avec elle lorsque cela nous plaît et nous allons faire l’amour avec elle lorsque cela nous plaît. 

Alors sans même nous en rendre compte, nous vivrons ce nouveau jeu. Nous laisserons la vie courir après nous. Nous laisserons le monde venir nous chercher, nous laisserons la vie apporter ses joies et ses peines. Nous laisserons la vie faire ce qu’elle a toujours su nous offrir, des journées pleines de lumière et de chaleur et des nuits pleines d’obscurité et de fraîcheur.


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Vivre humain ici est une vie de besoins. Une vie de besoins est une vie d’addictions. 

Ce que tu es est un canal. Tu es un canal par lequel l’aire, l’eau, la terre et la lumière se propagent. Pour que ton corps vive, pour que ton intégrité se préserve, il te faut les nourrir de différentes denrées.

Ce que nous avons l’habitude de qualifier d’addiction dans notre psychose collective renvoie aux comportements qui tendraient à favoriser le déséquilibre ou le déclin. Ce déséquilibre, ou déclin, est jugé en fonction d’une norme de ce qui est équilibré et de ce qui ne décline pas. Pourtant, tout ce qui est observable dans notre monde relatif est en équilibre instable, passant par alternance d’équilibre à déséquilibre; tout ce qui nous entoure s’incline puis décline. 

Il ne nous vient pas à l’idée de qualifier de junky dépravée la chenille qui se consomme elle-même pour produire sa chrysalide. Le déclin du soleil à l’horizon n’augure aucun procès pour comportement suicidaire ou flemmardise… 

Et pourtant, ce qui nous renvoie à un malaise dans la notion d’addiction nous enseigne bien quelque chose. Nous percevons bien une mécanique dont nous souhaiterions qu’elle n’opère pas en nous. Ce que nous observons, c’est une tentative de vie. 

Ce monde est riche et pauvre, chaud et froid, dur et doux, tendre et violent, haïssable et aimable. De la danse de ces polarités jaillit une vérité subtile à embrasser. Cette danse est merveilleuse et effrayante. Cette danse use de telles intensités qu’avant de se reconnaître capable de vivre et de jouir de ses mouvements, il semble improbable que nous puissions y survivre. Alors nous tentons de ralentir la danse, de la calmer, de ne pas la laisser nous emporter et nous détruire. 

Chacun use de différentes stratégies (addictions) pour apaiser ce mouvement. De la fumette à la boisson, du sport au sexe, de l’argent au bien-être, de l’épanouissement au développement personnel, de la victimisation à la maltraitance, de la bienveillance à la condescendance, de la révolte au conservatisme, de la boulimie à l’anorexie, de la transcendance à l’éveil spirituel… Chacun tente à ses heures de rester dans le connu, de passer en force, de reproduire ce qui a fonctionné, de se préserver du vide, de l’inconnu de la prochaine scène, de la prochaine intensité, de la prochaine paix, de la prochaine guerre. 

L’addiction observée sous cette forme n’est qu’une béquille. Une béquille utilisée par celui qui apprend à marcher. Il ne te viendrait pas à l’idée de taper dans la béquille d’un boiteux, ni même de l’incriminer pour le besoin que cette béquille remplit dans son apprentissage. 

Pourtant nous aimons pointer du doigt l’addiction de l’autre sans regarder que nous non plus nous ne tenons pas totalement sur nos jambes et que notre béquille personnelle nous apaise bien à nos heures. 

Puisque ce monde est un monde de besoins, le jeu n’est pas de s’émanciper de l’addiction. Au contraire, le jeu est d’aller au bout de ses addictions, de découvrir l’endroit où la béquille ne fait plus son office et d’en choisir une nouvelle toute belle, toute neuve. 

La joie est addictive, le respect de soi, le don de soi, la rencontre de l’autre et la puissance de ton cœur sont addictifs. L’aventure, l’ambition et la performance sont addictives. L’ignorance et la simplicité, le ridicule et l’autodérision, le sacré et la désacralisation offrent aussi leurs délicieux lots d’addictions… 

Nos addictions nous caressent, elles nous aident, nous aiguillent, nous redressent et nous affaissent. Nous faisant toucher parfois nos sommets et parfois nos abîmes. Mais la paix ne livre son addiction qu’après une guerre produite d’une dépendance ayant offert l’ensemble de ses enseignements. 

Alors la paix devient notre nouvelle guerre, notre nouveau jeu, notre nouvelle ivresse. L’ivresse devient le vertige de la présence, l’ivresse de la facilité, l’ivresse de l’intensité, l’ivresse d’un amour reconnu partout et en tout, inévitable, pénétrant, insolent, retournant et délicieusement réconfortant.


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Silence avant le grand saut. Silence de la vie qui pousse. Silence d’un cri qui rit. 

L’effondrement d’un monde, une réalité s’évanouit, le point de non-retour franchi. Se taire, inspirer, reprendre son souffle, se mettre à l’abri, se demander pardon. 

Silence prévenant la tempête, malaise réclamant abdication, l’hiver préparant les saisons. 

Perdre, passer à côté, manquer l’immanquable, enrager.

Baisser les bras, se résigner, subir les foudres, l’humiliation, en perdre l’ouïe, disjoncter et vivre, respirer. Irradié du premier rayon de soleil, sourire à cette nouvelle chance et échouer. Se vivre condamné, raser les murs, baisser les yeux, demander l’aumône, se satisfaire du pire, demander les coups. 

Verser les larmes de son corps, percuter les barreaux de ses prisons, hurler aphone, perdre tout espoir et recommencer pour échouer.

Se tirer des balles dans le pied, résister à ses responsabilités et échouer. Mépriser l’humanité, se venger, défier dieu et ses cieux, défier le diable et ses feux, prétendre au bien, se vivre dangereux. 

Cracher sur ses dons, être reconnu pour ses mensonges, exceller en prestidigitation et croire ses propres illusions. User du profond, faire l’impasse du sensuel, s’espérer sachant et se raconter maître des révolutions. 

Recommencer avec les meilleures intentions, se perdre dans ses bas-fonds, poser son front à terre et prier pour son pardon. Ne pas être exaucé, hurler à l’injustice, se faire mater comme une bête, traité comme un rien par celui qui aime tout. Demander à comprendre et s’effondrer. 

Recommencer, avancer à tâtons et échouer. Singer la sagesse, fuir la folie, se vendre bienveillant. 

Recommencer, recommencer, recommencer. Échouer encore et encore, se prendre les pieds dans le tapis, taper les bordures, prendre les portes, recevoir les non, mettre du cœur à l’ouvrage, vivre l’arrivisme et tomber de plus haut. 

S’éveiller maître de l’échec, pratiquer l’art sublimé de s’écrouler, l’art sublimé de se relever. 

Etre exaucé. Rabattre son caquet, entendre crépiter l’éclosion de ses souhaits. S’éveiller parfait, ne plus vouloir se relever, soigner ses mots, écouter et s’évaporer. 

Ouvrir les yeux sur ce qui était et pleurer. Ouvrir les yeux sur ce qui est et chanter. Ouvrir les yeux sur ce qui brûle et aimer. 

Entendre les mots de papa. Pleurer l’amour de maman. Caresser l’insolence, anoblir la violence, honorer son héritage, soigner son jardin. 

Découvrir du monde un compagnon, découvrir de son corps un sanctuaire, révéler de son cœur une raison, vivre de son sexe une passion, brûler d’honneur d’être humain. 

Aller à ses facilités, aimer. Rencontrer, se découvrir, être terrifié, prétendre et triompher. Enseigner l’arrogance, répandre l’honneur, anoblir la peur. 

Jalouser, se rabaisser, esquisser le narquois et rire de soi. Terrasser l’ennemi en l’embrassant comme jamais. 

Danser blotti contre le temps. Recueillir ce qui transpire maintenant. Accueillir, perdre la raison, ne plus trier, reconnaître la bénédiction, s’adouber, tomber et s’élever. 

Éveiller les possibles, embraser les lueurs et baiser la laideur. Ralentir, vibrer les respirations du monde, être stupéfait de vivre dieu et reculer. Vivre le vertige, jouir de l’impuissance, courir rassurer le gamin qu’on était et trépigner d’honneur d’être ce que l’on est. 

Regarder le monde s’agiter, le laisser nous amuser, vivre le plaisir de médire, retrouver le droit d’ignorer. Se recroqueviller et s’assoupir. 

Aimer détester, aimer oublier, aimer transgresser, aimer enfanter puis accoucher. 

Aimer enfanter puis accoucher. 

Aimer enfanter puis accoucher. 

Le silence entre les notes. Le blanc entre les mots. L’absence entre les présences. Le vide entre les pleins. La colère entre les douceurs. La fougue entre les frayeurs. L’envie entre les nausées. Le spleen entre les transes. Tes crocs entre mes lèvres. Mes griffes entre ta peau. Tes mots dans mes entrailles. Ma main sur ta poitrine. Nos cœurs entre deux gouffres.


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Et si on devait protéger la planète ? Et si on devait rendre l’endroit dans son état initial ? Et si on devait être certain de ne rien abîmer, de ne pas déplaire, de ne pas souiller, de ne pas créer ? Et si on ne devait laisser aucune trace de notre passage ? Et s’il fallait, avant même de vivre, être certain que notre vie ne change rien ? 

Ah merde, c’est ce que l’on essaye de faire. Ah merde, on souhaite hygiène, asepsie et stérilité à notre existence !

En parlant de « merde » on va lui rendre sa noblesse. 

Le monde dans lequel tu vis est un moteur à énergie libre. L’être que tu es est une machine à mouvement perpétuel. Elle se détruit, se construit à chaque instant et renaît perpétuellement de ses cendres. 

« Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme. » 

Si cette règle est valable pour le monde qui t’entoure, elle orchestre également le monde qui t’habite.

Tu es une machine à transmuter. Tu consommes de l’oxygène et tu fabriques du dioxyde de carbone; tu consommes de l’eau et des aliments et tu fabriques du caca, du pipi et plein d’autres substances sympathiques. Tu consommes de la rancœur et tu fabriques de la colère; tu consommes de la douceur et tu fabriques de la tendresse; tu consommes du rêve et tu fabriques tu réel… 

Ce monde, cet univers, cette dimension sait très bien ce qu’elle fait. Lorsque ce monde souhaite expérimenter l’humanité, il l’intègre à un engrenage gigantesque. Il la place en un mécanisme qui accueille et chérit tous les besoins, tous les possibles, toutes les expressions de notre humanité. Ce monde fait en sorte que l’empreinte humaine soit une opportunité pour les formes de consciences qui partagent et côtoient l’humanité ici, ailleurs, autour, dedans, hier, demain et maintenant. Cette équation est prodigieuse, cette équation est tout, elle est partout autour de toi, elle est partout à l’intérieur de toi, elle est toi. 

Ce monde aime ton caca, il t’a précisément dessiné pour être une machine à caca. Il te l’enseigne entre autres lorsque, comme moi, tu peux prendre un plaisir limite orgasmique à poser ta pêche sur ton trône favori. C’est une des manières que tu as de l’embrasser, de remplir ton rôle. Tu offres à ton monde le fruit de la transmutation de ses éléments qui vivent en toi. Ils sont entrés en toi fertiles pour ton métabolisme, ils ressortent de toi fertiles pour le métabolisme d’autres formes de vies.

Si tu veux vérifier la fécondité de ton caca, interroge les vers, les mouches et autres bousiers qui se délectent du met de choix préparé par tes soins. 

Ce mouvement est général. Tout ce que tu es, tout ce que tu fais est régi par les demandes de transmutation de ton monde. Tout ce qui te traverse est prêt à être accueilli à la sortie. Tout ce qui est transformé par toi alimente d’autres expressions du vivant. 

Ton monde te demande de mettre de la colère là où l’anémie commence à déséquilibrer son souhait. Il te demande de mettre de la tendresse là où la rage prend trop de place à son goût. Il te demande de rire là où la gravité devient trop lourde et de crier là où la légèreté te fait t’oublier. Ton monde a déjà tout prévu pour toi. Ton monde veut que tu le changes. Il veut que tu le pollues, il demande à être détruit, construit, souillé, traversé par ta grâce, imprégné de ta peur, sublimé par ton regard, caressé de ta peau, obscurci par ton déni…

 Ton caca est divin, ton monde sait en faire de l’or. C’est sa fonction, son grand plaisir. Si ce que tu nommes pollution, inhumanité et destruction te dérange, ce n’est pas par souhait de prendre soin de ton monde, c’est par déni de la sublime matière, fruit du monde que tu es. C’est un peu comme reconnaître que tu aimes le parfum de tes pets (moi aussi alors te fous pas de ma gueule…) !

 Ton monde ne craint pas le chaos, ton monde est le chaos. Il sait invoquer une page blanche par une glaciation, une guerre nucléaire ou une peste ravageuse; il sait fertiliser ton espèce par un baby boum, une révolution technologique ou une ouverture de conscience ; rien ne lui est impossible. Il sait faire rugir un volcan, l’encourager à brûler, détruire et massacrer les milliards d’espèces qui l’environnent pour laisser sa lave engendrer une fertilité foisonnante. Ton monde est un peintre qui délire sur sa toile. 

Ton monde à une palette d’outils pour se vivre, se changer, s’arranger et se transcender qui font de lui un compagnon dans lequel tu peux mettre une pleine confiance. Il ne te demande pas de penser sa destination pour lui, il te propose de jouer à travers les décors et les peintures dans lesquels il te plonge. Il te propose de t’amuser, lui s’occupe de créer et d’utiliser tout ce qui entre et sort de toi. 

Il t’a laissé une marge de manœuvre, un libre arbitre si tu préfères: prendre plaisir à l’embrasser ou prendre plaisir à le défier. Jouir de te vivre en phase avec sa perfection ou jouir de te vivre plus parfait que lui. Tu as le droit de discuter, de débattre, de blablater, de te révolter, de t’insurger, de prétendre à ce qui devrait être et de refuser ton monde. C’est même une des voies qui mène à inventer ton monde. Oui, il a tout prévu, le nouveau, le génie, l’invention provient d’une embrassade comme d’une engueulade. Je te conseille donc de profiter de chacune de ces danses, tu sais comme moi qu’elles regorgent de délices savoureux… 

Ton monde ne vit pas sur le même espace-temps que toi. Mille millénaires pour toi sont une fraction de seconde pour lui, ta planète est un bac à sable qu’il a vu et verra se transformer sous des milliards de formes. Ta conscience est sa progéniture qu’il a vue et verra expérimenter des milliards de formes… 

Le moment est venu d’honorer tout ce que tu es de tes mots d’amour à ceux de ta haine, de ta divine sueur à tes crottes de nez, de ta jalousie à ta générosité, de ta mouille au parfum de ton cuir chevelu, de ton ridicule à ton génie, de ton sperme au rugissement de tes rots, de ta rage à l’amour infini que tu portes à ta progéniture. 

Vois-tu comme lorsque tu aimes, tous ces parfums savent exciter ton désir, inspirer tes créations et féériser ton monde ? Te souviens-tu comme les rots de ton bébé sont une libération? Comme la sueur, le sperme et la mouille de ton amoureux/euse est un élixir; comme la prétention sait te donner le courage de réaliser l’irréalisable; comme le goût de la mort sait te ramener à ton essentiel; comme l’intimité d’une complicité peut caresser la flamme qui crépite au creux de toi ? 

Le temps est venu de redescendre, de reprendre ta place de joyeux pantin sur le fil de l’instant. Tu n’es pas grand-chose, tu ne changes rien, mais putain que vivre la vie qui est la tienne est terrifiant et merveilleux. C’est le cadeau de ton monde. 

Profite de tout ce que peut t’inspirer l’instant, hurle, invente, embrasse, rugis, offre, trépigne, glande, mords, prends, construis, acharne-toi, venge-toi, délire, accomplis-toi, soumets-toi, émancipe-toi, abandonne, repose-toi, recommence, détruis, aime, déteste, rêve, caresse, jalouse, renie, procrastine, dévore, accouche, lâche, retiens, vomis, abuse, excuse-toi, pardonne, condamne, juge, pleure et ris… 

Mais ne plonge pas dans ces intensités qui te vivent en te racontant que cela ne sert à autre chose qu’à simplement jouir de le vivre, jouir de le faire, jouir de l’être, jouir d’y jouer, jouir de vivre, jouir de mourir, jouir de renaître.


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Il y a ce que l’on dit de l’humain, de la société, du monde et de la vérité. Et il y a ce que chacun d’entre nous vit dans son corps et son cœur. 

Il y a ce que l’on dit de la partialité de notre justice, de son injustice, de ses conflits d’intérêts, de la manière dont elle laisse sur le carreau les plus démunis au profit des plus puissants. Et il y a ces juges et ces avocats avec lesquels je travaille. Ces femmes et ces hommes qui se savent imparfaits, se remettent en question, offrent ce qu’ils ont pour nous donner et se donner le meilleur de ce qu’ils sont. 

Il y a ce que l’on dit de notre système d’éducation. Ses tendances à uniformiser et briser la créativité des enfants que nous sommes. Et il y a ceux que je rencontre, ces professeurs, ces surveillants, ces formateurs, ces entrepreneurs qui administrent leurs sociétés tout en enseignant leur expérience dans nos écoles ; ces hommes et ces femmes qui embrassent nos enfants. Ces intervenants qui ne cherchent plus à s’éloigner de nos enfants au prétexte de leurs imperfections mais qui acceptent de se reconnaître en eux, de leur offrir l’idée, le germe du droit à vivre le rêve qui brûle en eux. 

Il y a ce que l’on dit de l’enfer carcéral. Et Il y a ce maton qui s’est confié. Cet homme qui surfe sur la réglementation pour que ses détenus entretiennent l’espoir de jours meilleurs. Cet homme qui n’est pas certain du sens de sa fonction mais qui vit, donne et aime comme il peut là où son aventure le mène. 

Il y a ce que l’on dit des gourous, du développement personnel et des communicants qui profitent de ce marché pour faire de l’argent facile. Et il y a cette formatrice chevronnée en développement personnel qui s’est laissée bousculer. Cette femme qui met son cœur et son être au service de sa création, se remet en question et transcende les limites de l’enseignement de ses maîtres. Elle qui était bardée de diplômes et de titres en tous genres reconnaît aujourd’hui qu’aucun morceau de papier ne lui enseignera comment aimer. Elle qui se souvient que l’amour qui anime ses activités se suffit en Soi. Elle qui accepte de devenir son propre maître, d’inventer puis de réinventer les voyages qu’elle offre à ceux qui choisissent de lui faire confiance. 

Il y a ce que l’on dit de la misère affective, elle qui serait un cancer mortel de notre société. Et il y a cette jeune femme qui effrayée à l’idée de mal faire s’était mutilée, elle qui ne savait plus comment et pourquoi aimer. Cette femme qui accepte de se relever, de laisser « les autres » penser ce qu’ils souhaitent pour enfin vivre et nous offrir la manipulatrice flamboyante qu’elle est. Cette femme qui en quelques heures parmi nous s’est autorisée à aimer et embrasser comme elle n’imaginait pas savoir le faire. 

Il y a ce que l’on dit de la parentalité, du fardeau, de la responsabilité et de notre incapacité à élever nos enfants comme il le faudrait. Et Il y a cette puissante maman, aussi fragile que charismatique. Cette femme splendide qui ne savait voir que de la honte à son miroir. Cette femme qui accepte de regarder comme elle a tenté de retenir ses petits au prix de les rendre coupables d’avoir envie de vivre leur propre vie. Cette femme qui lâche sa sécurité de fonctionnaire pour aller vers son rêve de petite fille, son rêve d’artiste. Sans aucune garantie de réussite, ni de sécurité, elle découvre l’exigence jouissive qui dormait en elle. Elle apprend à se rendre heureuse et découvre le miracle d’être celle qui enseigne par l’exemple le courage d’être heureux. 

Il y a ce que l’on dit des accompagnants, thérapeutes, shamans, médiums, clairvoyants et autres charlatans. Et il y a cet homme brisé. Aussi attirant qu’effrayant qui avait fait de sa férocité une arme de répulsion massive. Cet homme qui accepte de perde et de déposer les armes. Cet homme qui choisit d’aller là où il se l’était toujours interdit, à l’endroit où il ne peut plus sauver ni prendre soin de personne. A l’endroit où la vie le dépasse, à l’endroit où l’instant prend une terrible puissance, à l’endroit où la conscience du vide rend le présent aussi délicieux que terrifiant. Cet homme qui accepte de mettre sa puissance au service de son bonheur et se reconnaît magicien. Cet homme qui inspire, embrasse, mort et anime ceux qui lui offrent leur confiance. Cet homme qui m’a tendu la main sans jamais me faire croire qu’il marcherait à ma place. Cet homme qui m’a appris à reconnaître que l’amour vit en moi, que j’en suis le seul gardien, le seul protecteur, le seul souverain. 

Il y a ce médecin qui après des décennies de pratique remet en question son savoir et accepte de regarder la guérison et la maladie sous un angle qui rend leur noblesse aux polarités qui animent notre univers. 

Il y a cette adolescente qui a été abusée, cette adolescente qui ne veut plus se morfondre ; alors elle assume, elle pleure, demande de l’aide et sans s’en rendre compte devient celle qui ne ferme plus les yeux sur l’horrible et le merveilleux de ce qui vit en elle. 

Il y a cet homme qui se débat depuis des décennies avec sa dépendance affective. Cet homme qui se sent handicapé, incapable, comme ayant loupé le train qui devait être le sien il y a 40 ans. Cet homme qui tout en vendant sa posture de victime perdue offre l’opportunité de vivre leur rêve à ceux qui croisent son chemin. 

Il y a cette maman qui sait qu’elle ne comprend pas son fils et que quoi qu’elle fasse ce gamin a toujours fait comme il lui plait. Cette maman qui accepte de lui faire confiance sans le comprendre. Cette maman qui apprend à respirer pour elle et à le laisser vivre pour lui. 

Il y a cette sœur qui a été abandonnée par son frère, cette sœur qui ne sait plus comment lui dire « je t’aime » mais qui transpire cette admiration pour celui qui sera toujours son inspiration. Il y a ce frère que ne comprend pas comme il a pu passer à côté de la beauté de celle qui a grandi à ses côtés. Ce frère qui ne sait pas de quelle manière, mais qui sait qu’il lui fera sentir que jamais elle n’a disparu de son cœur. 

Il y a cet homme effrayé par les femmes. Cet homme qui préfère les effrayer plutôt que de les laisser l’aimer. Cet homme qui se regarde et pleure ses pulsions autodestructrices, cet homme qui ne sait pas comment, mais qui sait qu’il en laissera une s’approcher, qu’il la laissera embrasser cet instinct qui le rend puissant et fragile. 

Il y a ce papa qui a accepté toutes les tribulations de son fils. Ce papa qui s’est laissé chambouler, insulté, torturé par son fils. Ce papa qui s’est laissé inspirer et transcender par son fils. Lui qui a laissé son fils le changer comme il n’aurait laissé personne d’autre le faire. Ce papa qui a découvert que malgré ses doutes il sait aujourd’hui que quoi qu’advienne son fils, jamais l’amour qui les lie ne fera d’eux des ennemis. 

Il y a moi qui crois, qui vend du rêve du fin fond de mon cauchemar, qui vend de la foi du fin fond de mes dépendances, ce gamin qui fait naître chez les autres ce qu’il s’offre sans comprendre, qui accepte le pire, s’offre le meilleur, s’effondre et renaît à chaque instant. Ce gamin qui a décidé que l’amour est son maître pour cette aventure terrestre. 

Il y a toi qui me prends la main et me laisse te faire visiter mon monde.

Il y a nous qui découvrons que l’amour sait se conjuguer sous des formes qui en semblaient déniées. 

Ces gens n’ont rien d’exceptionnel. Ces gens sont nous. Ces gens sont le monde. Le monde est sincère. Les humains apprennent et grandissent. Les humains se découvrent et réinventent ce qu’ils veulent s’offrir. Chacun des humains de ce monde porte un rêve. Nous mettons au monde nos rêves en vivant simplement ce que nous sommes. Tu n’as pas à comprendre ce monde mais à ne jamais oublier que nous sommes les mêmes que toi. Nous ne trichons pas. Nous faisons du mieux que nous pouvons. Nous sommes bien le terreau d’un monde à venir plus extraordinaire que tu ne pourrais l’imaginer.

Ne t’occupe pas du monde, occupe-toi de ton bonheur. Laisse-nous trouver le chemin vers le nôtre même si pour le défricher il nous faut passer par des aventures que tu ne comprends pas. 

Si tu es capable d’offrir ton amour c’est que chacun d’entre nous en est capable. Si tu es capable de changer la vie de celui qui te rencontre c’est que nous le faisons aussi. Si tu es capable d’inventer, de repousser les limites et de faire exister la beauté qui danse dans ton ventre c’est que nous le faisons aussi.

Tu n’es pas exceptionnel. L’exceptionnel qui t’anime étincelle aussi l’audace de nos créations. Ce que tu es, ce que tu t’offres nous nous l’offrons aussi. Continue de soigner, de chérir et d’embrasser ton jardin et n’ai aucun doute sur le fait que nous aussi nous cajolons le nôtre.


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Les Hommes mentent, salissent, construisent, embrassent, abusent, volent et créent. 

Les Hommes se racontent, ils se rassurent, se justifient, se mystifient, se ridiculisent et se réinventent. 

Les Hommes apprennent, réalisent, se transforment et se transcendent. 

Les Hommes ont peur de se voir, de se regarder, de se contempler, de reconnaître le vide qui les caractérise. 

Les Hommes viennent de nulle part et ne vont nulle part. Ils sont amnésiques, perdus dans une réalité sans sens ni but. 

Alors les Hommes inventent, ils imaginent et deviennent. Ils matérialisent leurs rêves, ils densifient leur imagination en la faisant réalité. Ils transpirent d’une magie bien trop belle pour être vrai. Les Hommes se préfèrent hideux, abandonnés, dégénérant sur un bout de cailloux en putréfaction. 

Leur divine beauté leur offre de s’inventer moches. Leur divine folie leur offre de s’inventer saints. Leur grâce leur offre de se vivre médiocres. 

Les Hommes sont otages récalcitrants d’une divine machination qu’ils aiment à  fustiger. Ils se fuient pour se trouver, ils s’éloignent pour se rapprocher et grognent pour aimer. 

Les Hommes s’inventent un monde, un au-delà  d’ici et maintenant, un autre endroit que celui qui est perceptible maintenant en toi et autour de toi. 

Pourtant rien d’autre n’existe. Ce qui se produit dans le monde ne te regarde pas. Les Hommes qui s’entretuent ne te regardent pas, les Hommes qui font l’amour ne te regardent pas. Les Hommes qui meurent ne te regardent pas, les Hommes qui naissent ne te regardent pas. 

Ce monde n’a pas besoin de toi. C’est ta plus grande bouffée d’oxygène. Ce monde t’emmène en voyage pour ton plaisir et non pour le sien. Lui sait faire sans toi. Tu tentes de le séduire quand lui ne te propose que de t’amuser dans les contrées qu’il te présente. 

Tu traines tes yeux et tes oreilles à  tous les endroits qui t’éloignent de toi. Tu t’insurges et te révoltes de ce qui n’est pas devant tes yeux pour serrer tes paupières devant la tendresse et la violence qui te touchent de plein fouet jusqu’au fond de tes entrailles. 

Ce qui te regarde c’est ce qui se produit en toi et autour de toi maintenant. Le reste n’existe pas. L’histoire n’existe pas. Le futur n’existe pas. Le monde n’est qu’une idée, une histoire, une illusion. Ce qui te concerne c’est ce que tu veux jouer maintenant en face de moi qui te parle. Maintenant rien d’autre n’existe que mes mots et le voyage dans lequel je t’emmène. Ce qui te concerne c’est ta vérité de maintenant. 

Tu ne sais pas, tu ne comprends pas et il n’en a jamais été autrement. Est-ce que cette réalité t’a empêché d’être ? Est-ce qu’elle t’a empêché de jouir, de souffrir, d’embrasser, de mordre, de mourir et de naître ? 

Tu n’as pas besoin de comprendre pour vivre. Lorsque tu prétends comprendre tu nous emmerdes. Nous savons que nous ne comprenons pas. Lorsque tu prétends comprendre tu nous fatigues à  te mettre tantôt au-dessus, tantôt en-dessous de la mêlée. Cette mêlée d’humains odorants, transpirants, brûlants, difformes, glaçants, vivants, désirables et morts que nous sommes serait-elle trop diabolique ? 

Tu nous fatigues. Nous t’aimons parce que nous t’aimons. Nous ne savons pas faire autrement. Respire, rien ne pourra changer cela. Nous savons t’aimer d’une infinité de manières. Délecte-toi de toutes ces danses, de toute cette sensualité. Mais n’y vois aucune cohérence ou stratégie. Nous saurons nous justifier dans un sens comme dans l’autre en fonction du sens du vent bien incapable de reconnaître que nous t’aimons sans raison. 

Nous t’aimons à un point tel que nous serons les partenaires les plus fidèles des aventures auxquelles tu souhaites jouer. Par alternance nous seront tes victimes, tes amants, tes bourreaux, tes frères, tes parents, tes mentors, tes ennemis, tes amoureux, tes anges et tes démons. 

Nous t’aimons à  ce point. Au point de jouer aux jeux les plus complexes dans lesquels tu souhaites plonger. 

Laisse vivre les Hommes. Laisse vivre le monde. Laisse mourir les Hommes. Laisse mourir le monde. Le monde choisit pour lui et ça ne te regarde pas. L’humanité choisit pour elle et ça ne te regarde pas. 

Toi, choisis pour toi. En particule de l’humanité que tu es, tu ne sais pas altérer la qualité du choix de l’humanité. Tu ne sais être inspiré et porté que par des mots et des actes déjà  choisis pas l’humanité. Profite du pantin parfaitement synchronisé que tu es. Profite de cette puissance qui coule dans tes veines. Profite de tes terreurs comme de tes merveilles. Elles te sont servies sur un plateau, administrées sur mesure pour ton plus grand bonheur et ton plus grand malheur. 

Cette puissance qui alimente chacun des sillons de tes corps est la même qui fait brûler les étoiles. Cette puissance détruit et construit tout ce qui apparaît et disparaît dans ton univers. Tu n’es animé par rien de moins que la puissance qui fait exister l’univers fécond, mortifère, fini et infini que tu conçois mais que tu ne peux comprendre. 

Tu es cette perfection. Une telle perfection qu’elle sait se vivre imparfaite. Alors plonge, ronronne, rugis, embrasse, aime et déteste gratuitement. Rien ne change rien ici. Ta seule marge de manœuvre est de profiter ou non de ce que tu es, de ce qui t’anime maintenant. Mais ça ne change rien pour nous. Que tu prennes plaisir à  être qui tu es ou non, nous les autres, nous nous en foutons royalement.

Ta réalité n’est que poésie. Ta réalité n’est que stimulation, attraction et répulsion. Ta réalité te demande de la modeler, de l’ordonner et de jouer avec ta création. Jamais tu ne comprends. Jamais tu n’aboutis. Jamais tu ne sauves. Jamais tu ne condamnes. Je t’aime comme ça.


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Oui ça bouge. Tu t’offres de la sincérité. Tu t’offres de te regarder et de te reconnaître comme tu ne l’as jamais fait. C’est un cadeau, une aventure. Profite de la réorganisation. Offre-toi l’espace et le confort de surfer cette vague. 

Plus rien ne sera comme avant. C’est effrayant. Rien ne t’oblige à  réagir. Aucune tentative ne t’évitera cette chute vers les trésors de tes profondeurs.

Tu es perdu. Tu fais face à  l’inconnu. Tu vis une phase d’inspiration. Il n’y a rien à  faire, rien à  choisir, rien à rattraper. Aucun responsable n’est à  pointer du doigt. Ta tristesse n’a pas besoin de bouc émissaire pour mériter de t’offrir ces larmes qui coulent sur tes jolies joues.

Cette vague qui te submerge est un enfer si tu tentes de la maîtriser, de la contenir, de la comprendre. Cette même vague t’offre de vivre ton paradis si tu lui permets de n’avoir aucun autre sens que celui de l’extraordinaire intensité qu’elle fait vibrer par tes veines. 

Offre-toi l’espace pour vivre et recevoir cette intensité. Laisse cette vague te changer à  jamais.

Lorsque cette inspiration aura fait sont office elle passera le relais à une vague d’expiration. Dans ton expérience tu sauras clairement dans quelle aventure tu souhaites plonger. 

Ne te méfie pas de toi. Si toi tu t’abandonnes qui prendra soin des hommes et des femmes qui dansent en toi. Personne ne sait ce qui est juste pour toi. Personne ne peut comprendre ce brouillard qui t’entoure. Tu es la seule à  pouvoir reconnaître que tu es perdu. Tu es le seul à  pouvoir reconnaître qu’aujourd’hui tu ne sais pas. 

Tant que tu ne sais pas ne bouge pas. Lorsque le brouillard laissera apparaître un chemin, tu seras le seul à savoir t’y aventurer.


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Te crois-tu trop incapable que tu souhaites te rassurer par tes lois ? Tes lois se sont immiscées si profondément dans ton intimité que, ce qui se vit entre toi et toi crève de déshonneur. 

Crois-tu qu’il faille que l’on t’interdise de tuer, de violer, d’escroquer, de salir et de profaner ? Crois-tu ne pas être capable de discerner dans l’instant ce qui convient de ce qui ne convient pas ? As-tu trop peur que ce qui ne convient pas à  ta morale puisse exciter ton inspiration dans un instant que tu ne saurais contrôler ? Crois-tu sérieusement que tes lois te protègent ? 

Tes lois te protègent de toi. Ta morale te protège de toi. Ta bienséance t’asphyxie. Tes règles sont douloureuses, tes principes sont macabres. 

Tes lois et ta morale ont été conçue pour te préserver du chaos et tu passes ton temps à contempler, revendiquer et vendre que le monde qui t’entoure est chaotique. A quel moment vas-tu reconnaître que ni toi ni aucun des humains qui t’entourent n’ont besoin de tes lois et de tes règles pour vivre ce qu’ils sont ? Quand vas-tu te relever et cesser de vendre ta peur de mourir, ta peur d’être violé contre une sécurité qui t’asphyxie et te fait vivre une tiédeur infernale ? 

Le danger que je t’inspire te regarde. Ce danger reflète ta capacité à  créer. Ce danger t’appartient. Tu es dangereux. Tu es merveilleuse. Tu reconnais le danger chez moi comme si j’avais le pouvoir de te faire visiter un lieu, un état que tu ne souhaites pas expérimenter. Crois-tu  que j’ai vraiment ce pouvoir ? Crois-tu que quelqu’un puisse t’emmener là  où tu ne souhaites pas te rendre ? Et crois-tu que je t’y emmène plus que tu m’y conduis ? 

La prise de risque n’entraîne pas la mort. Choisir la sécurité ne garantit pas la vie. Jouir n’est pas une récompense. Souffrir n’est pas une punition. Il n’y a pas de corrélation entre tes actes et ce qui se produit dans ce monde. Tes actes ont pour seul conséquence de t’offrir de jouir de ce qui vit en toi maintenant ou non. Tes actes ne changent rien. Tu ne peux rien guérir ici et tu ne peux rien détruire ici. 

Combien d’entre nous on trouver de l’or, ramené des merveilles de nos prisons, de nos enfers, de ces déserts que l’on ne souhaite pas voir se profiler. Combien d’entre nous se sont transcender, se sont reconnu, se sont aimé et se sont autoriser comme jamais en expérimentant ce qu’ils sont dans ces endroits. Et tu voudrais protéger toi et les tiens de cela ? Il serait plus rapide de leur ôter la vie plutôt que de tenter de les protéger des terreurs et des merveilles de leur aventure terrestre. 

Ici tu vis ce qui te tombe dessus. Ici tu te découvres à travers le mystère, à  travers la surprise. Ta volonté de sécurité ne te protège de rien. Ta volonté de sécurité fait de toi un petit chefaillons. 

Vas te faire foutre avec tes lois et tes règles. Vas te faire foutre avec tes « il faut », avec ta volonté de te rassurer sur tes choix en nous imposant de suivre ton chemin. Ton chemin est le bon, mais ce n’est pas le nôtre. 

Comment crois-tu que nos ancêtres ont pu partir en guerre ? Comment crois-tu que des millions d’humains ont pu s’unir autour d’une inspiration plus importante que leur peur de la mort ? 

Ils l’ont fait en reconnaissant que vivre n’a de sens que pour embrasser ce qui vie en soi. Si vivre est « fuir la mort » au point de vivre mourant, au point de mourir vivant, alors vivre n’est qu’infernal. 

Nous aimons à moquer la pulsion qui a fait prendre les chemins du front à des millions d’humains. Mais avons-nous vraiment besoin de salir le fond de leur mouvement sous prétexte que la forme ne fait plus sens pour nous ? 

Oui les tranchés ne t’inspirent pas. Oui l’idée de vivre pour trouver celui ou celle qui saura te terrasser n’est plus une obsession de mort honorable. Oui donner ta vie pour une machine économique et guerrière ne t’inspire pas. Ça c’est la forme. 

Le fond est lui empreint d’une spiritualité après laquelle tu cours. Ces humains vivaient pour honorer le sens qui brûlait en eux. Ces humains n’ont pas vendu leur liberté contre une sécurité létale. Ces humains ont épousé leur rêve. 

Cette idée n’est pas nouvelle. Tu crois pouvoir te préserver de la mort. Tu crois comprendre, contrôler et maîtriser, ce qui en conséquence t’invite à tenter d’éviter les accidents. 

Imagine un monde dans lequel la science que tu connais n’existe pas. Imagine un monde où les étoiles ne peuvent se concevoir autrement que par leur mystère. Imagine un monde dans lequel les cadavres sont aussi naturels et quotidien que le crépuscule et la rosée, un monde dans lequel la mort danse toujours autour de toi. Imagine un monde qui ne peut se faire croire qu’il contrôle quoi que ce soit. Imagine un monde qui te dépasse, un monde sans limite, un monde qui se contemple, un monde dans lequel anges et démons dansent devant tes yeux pour ton plus grand plaisir. 

Pourquoi nos ancêtres étaient plus croyants ? Ils l’étaient parce que leur prétention au contrôle ne tenait pas la route. Ils l’étaient parce que l’expérience de cette dimension renvoie aussi à  l’incompréhensible et à  l’incontrôlable. 

Ce monde n’a pas changé. Tu vis dans le même monde que tes ancêtres. Leur expérience et leur puissance coule dans tes veines. Tu t’es juste fais croire que tu avais compris. Tu te fais croire que tu peux conceptualiser, cloisonner et entériner ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. Tu te moque de toi. Cette vérité n’est même pas la tienne. Ton expérience de l’instant contredit ce postulat. Cette vérité t’a été enseignée. Cette vérité ta éteint. Ce rêve n’est pas le tient. 

Il y a de la vie au-delà du viol. Il y a de la vie au-delà  du massacre. Il y a de la vie au-delà  de la terreur. Il y a de la vie au-delà  de la mort. La vie foisonne ici. La vie foisonne partout. La vie se moque de nos règles et de nos lois. La vie est. La vie détruit, massacre, viole et renaît de sa fécondité. La vie embrasse, cajole et caresse sans permission. Tu n’as aucun pouvoir sur ce mouvement, tu n’as aucun pouvoir sur ta mort, tu n’as aucun pouvoir sur ta vie. 

Tu es la vie. Rien de ce que tu dis, rien de ce que tu fais ne te condamne pour une peine plus longue que celle qui te convient. Ce que tu es renaît de ses cendres, se transcende et accouche toujours de sa fertilité. 

Ta colère est belle, ta haine est puissante, ton orgueil est digne, ton rêve est vitale. Les intensités traduites par ces mots ne t’enlèvent rien de ta générosité, de ta tendresse et de ta créativité. Tu es tout ça et tu ne le changeras pas.


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Souviens-toi lorsque nous étions enfants. Souviens-toi lorsqu’en début d’après-midi nous allions jouer. Te rappelles-tu que l’on venait nous chercher pour le goûter ou le dîner alors que nous avions l’impression d’avoir à peine commencé à jouer ?

Nous étions présents à notre imagination, à nos jeux, aux aventures vécues au point que la perception de l’avant et de l’après nous sortait de l’esprit. Souviens-toi comme nous pouvions passer des nombreuses heures à jouer aux jeux qui nous amusaient. Souviens-toi comme à ces jeux nous excellions sans même avoir le sentiment de faire des efforts. Jouer à ce qui nous plaisait offrait de développer des capacités impressionnantes sans même nous en rendre compte. Cette capacité à exceller dans un jeu, dans une technique, dans un art fait toujours partie de nous. Elle est toujours disponible. 

En grandissant nous avons appris que jouer n’était pas sérieux. Nous avons appris qu’il y a les activités qui permettent d’obtenir argent, statut, réussite, reconnaissance et dignité ; et les activités mineurs, utopiques, futiles et dérisoires. Dans le premier groupe nous n’avons plus le droit d’appeler ces activités des jeux. Il faut les considérer comme sérieuses, importantes et porteuses de grande conséquences. Pour exceller dans ces activités il faut souffrir, travailler et être sérieux. 

En bon soldat souhaitant bien faire, une grande partie d’entre nous a accepté d’arrêter de jouer. Nous avons accepté l’idée selon laquelle il nous fallait devenir. Il nous fallait nous construire une vie, une famille, une carrière, une réputation, un statut. Comme si nous avions accepté de jouer à un jeu sans nous demander s’il nous amusait. 

Cette expérimentation a été fructueuse. Le sérieux avant le jeu ne nous convient pas. Ces activités promettent le future mais n’embrasse pas le présent, elles ne nourrissent pas le plaisir de vivre maintenant. Elles nous coupent de notre capacité à oublier hier et demain pour jouir maintenant. Elles rendent « maintenant » inexistant en nous demandant de coordonner consciemment « hier » et « demain ». Je me projette à la fois dans « hier » et « demain » mais je ne suis plus maintenant. Mon rapport au temps devient une course contre la montre, une source d’angoisse. J’en viens à résister au temps, à tenter de le neutraliser, de le démettre de sa puissance. 

Je te propose de danser avec le temps. Je te propose d’utiliser la puissance du temps au service de ton expérience. Le travail est au jeu ce que le pigeon voyageur est à la fibre optique. 

Les créateurs, inventeurs, entrepreneurs, sportifs, artistes et autres génies qui t’inspirent ne travaillent pas. Ces êtres reconnaissent que seul le jeu qui les inspire est important. Ils acceptent de laisser naître ce qui les habite sans savoir vers quelle aventure cette progéniture les mènera. Jouir de vivre et soigner cet enfantement leur suffit. 

Zinedine Zidane a la réputation d’avoir travaillé plus que les autres. Beaucoup de ceux qui ont évolué à ses cotés témoignent d’un engagement en dehors du commun.

Zinedine Zidane ne travaillait pas plus que les autres, il prenait plus de plaisir que les autres. La pratique de son art est et était un moyen d’expression qui faisait jouir Zinedine. Lorsqu’il entrait sur un terrain sa perception de l’hier et du demain disparaissait. Cet art le fascinait et le captivait suffisamment pour que rien d’autre ne compte que la danse de l’instant sur la pelouse avec le ballon.

A cet endroit du temps les efforts ne se sentent plus de la même manière. A cet endroit du temps nous développons une maîtrise et des capacités qui peuvent sembler surhumaine. Parce qu’à cet endroit du temps nous ne sommes pas pour devenir, nous n’investissons pas pour rentabiliser, nous jouissons maintenant de ce qui se vit maintenant. 

De la même manière Albert Einstein était habité par l’art des mathématiques, Michael Jackson par la musique, Carl Gustav Jung par la psychologie, Gérard Depardieu par l’interprétation, Mohandas Karamchand Gandhi par la spiritualité, Friedrich Nietzsche par la philosophie. 

Nous utilisons tous plus ou moins cette capacité à faire du temps notre allier en fonction de notre propension à accepter de jouer aux jeux qui nous amusent et qui nous effrayent.

Je ne peux pas copier Zinedine Zidane. Je ne peux pas l’imiter au sens de pratiquer son art pour vivre cette même transcendance. Je peux m’inspirer de lui en honorant les jeux qui me permettent de mettre le temps à mon service. Dans les milieux « spirituels » nous avons l’habitude de sacraliser l’acte juste. Nous cherchons la justesse. Je te propose de remplacer « justesse » par « plaisir ».

Pose l’acte plaisant. Écoute ce qui te fait plaisir. Suis ce qui te fascine, ce qui te captive, ce qui te fait oublier le temps lorsque jouer ton art se suffit en soi. Notre société est si complète qu’elle embrasse toutes les danses, des arts de la paix à ceux de la guerre ton champs des possibles est total, ton inspiration est souveraine.

Pour accéder à cette dimension temporelle tu te dois de te reconnaître comme seul capable de juger de ce qui te convient ou non. Seul capable d’aller vers ce qui t’excite au-delà de la morale, de la bienséance et de la doctrine du devenir. Tu te dois de vivre maintenant pour toi et toi seul. Tu te dois de te reconnaître souverain dans ton propre royaume, capable de vivre et de mourir où et quand il te plaît.

Alors le temps devient ton allier. Le temps devient un partenaire capable de te présenter l’extraordinaire. Lorsque tu pleures pour le plaisir de pleurer, lorsque tu embrasses pour le plaisir d’embrasser, lorsque tu mords pour le plaisir de mordre ; le temps peut te dessiner des aventures plus magiques que tes fantasmes les plus exotiques.


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Ça veut dire quoi mourir ? Qu’est-ce qui meurt ? Qui est-ce qui meurt ? Que se passe-t-il lorsque je meurs ?

On va répondre à ces questions. 

Ce que tu es a toujours été et sera toujours. Ce qui tu sais être dépend de ce dont tu te souviens de ce que tu es. En fonction de ce que tu sais être, ce que tu expérimentes de qui tu es peut-être très différent. Pourtant rien de ce que tu es ne disparaît jamais. Ce que tu sais faire c’est voyager sur différents plans, différents niveaux de perception de ce que tu es. Si aucun de ces plans ne disparaît jamais, lorsque ton voyage te mène vers de nouvelles contrées, les anciens décors de ton chemin ne sont plus. Les anciens décors n’ont plus de sens. S’ils vivent en toi et recèlent d’instants gravés pour l’éternité, tu n’as plus rien à y faire. 

Souviens-toi de ces rêves dans lesquels tu avais conscience d’être toi. Tu ne savais pas que tu rêvais mais tu savais que tu étais toi. Dans ces rêves tu as vécu des scènes, des situations. Tu t’es comporté, tu as posé des actions, tu as observé et raisonné avec l’environnement que tu percevais. Et puis le rêve s’est achevé et tu t’es réveillé. En reprenant conscience de qui tu es ici tu as pris conscience d’un décalage. Tu savais que tu étais toi dans ton rêve mais un « toi » plus « restreint » que celui que tu sais être à ton réveil. Cet état de « toi » plus « restreint » tu le sens lorsque tu te souviens de la manière dont tu t’es comporté dans ton rêve. Tu le sais parce que la conscience de toi qui réapparaît à ton réveil ne penserait pas et ne réagirait pas de la même manière confrontée à des situations semblables à celles expérimentées dans ton rêve. 

Dans ton rêve tu étais bien toi. A ton réveil tu es bien toi. Ces deux états de ce qu’est être toi te donnent une idée de ce qu’est mourir. Lorsque tu meurs tu te réveilles à un état de toi qui n’est pas moins toi que ce que tu sais être maintenant, mais qui est moins restreint que ce que tu perçois être toi maintenant. 

Lorsque tu te souviens du « toi » de ton rêve tu peux comprendre, ressentir et observer les limites de sa compréhension. Ce que tu es présentement ne se comporterait pas de la même manière mais tu comprends les limites de son état de conscience qui justifient qu’il aborde son environnement à la manière dont tu l’as expérimenté dans ton rêve. 

Nous touchons là une manière d’observer le sens de l’incarnation. Pour que cette scène puisse exister dans ton rêve ; pour que tu puisses goûter à l’état d’être, au ressenti que l’expérience de ton rêve t’a offerte, il te fallait expérimenter une version de toi plus restreinte. Tu ne pouvais créer une telle expérience ici puisque la conscience que tu as de qui tu es ici n’aurait jamais eu l’idée de se comporter de la même manière.

 A la fois le « toi » de ton rêve est mort à ton réveil. En te souvenant de toi plus largement cela n’avait plus aucun sens de te réduire au « toi » de ton rêve. A la fois le « toi » de ton rêve vit en toi. Te glisser dans sa peau, oublier ce que tu es plus largement t’a permis d’expérimenter ce que tu ne sais pas ressentir ici. Pour ce à quoi le « toi » de ton rêve s’identifiait, la réalité de l’identité qu’il était persuadé d’incarner est bien morte à ton réveil. En te souvenant de ton identité plus large, l’identité de ton « toi » du rêve est devenue obsolète. Elle s’est naturellement dissoute. 

Lorsque tu meurs ici le même processus se produit. Tu te réveilles à un « toi » qui a une conscience bien plus large de ce que tu es. Ce « toi » ne peut goûter ce qu’il est à travers toi qu’en oubliant une part de ce qu’il sait être. En plongeant dans ta peau il s’offre de vivre une vérité qui n’existe pas chez lui. Lorsque toi tu te réveilles dans sa peau, la vérité que tu expérimentes présentement devient désuète, elle se décompose naturellement. 

Pour te donner une idée, lorsque tu te réveilles et que tu te souviens que tu as choisi d’entrer dans le jeu ; que tu te souviens que tous ceux que tu as aimés et détestés dans le jeu sont aussi des joueurs qui existent sur ce nouveau plan et que vous aviez choisi ensemble de vous retrouver à l’intérieur du jeu. Lorsque tu te souviens que les ingrédients « danger », « insécurité » et « douleur » étaient des paramètres, une manière d’expérimenter des états qui ne te sont pas accessibles là  où ta souveraineté t’octroie une puissance bien moins limitée. Alors l’être que tu as incarné n’est plus. Ce qui faisait les limites de son monde, ce qui paramétrait ses perceptions, ce qui orchestrait et stimulait ses attractions comme ses répulsions n’est plus. L’identité de cet être n’est plus. Il vit en toi. Il est une part de toi. Il s’est souvenu de toi. Il a retrouvé son dieu en se retrouvant lui-même. Il s’est souvenu. Tu t’es réveillé. Tu peux le sentir te sourire. Tu peux sentir l’amour qu’il te porte. Tu peux sentir la paix qu’il ressent en te sentant près de lui. Mais votre aventure à pris une nouvelle dimension. Ce que tu es n’est plus lui. Ce que tu es est lui et bien plus. Ce qui fait de toi quelqu’un de bien différent. 

Plus « matériellement », mourir n’est pas nécessairement lié à  la disparition du corps physique mais plus à la conscience que tu as de qui tu es. Ce que nous appelons les fantômes sont les rêveurs qui ne veulent pas se réveiller. Les rêveurs qui ne veulent pas se souvenir. 

A la manière d’une dépression, ce mouvement permet d’entrer en contact avec un état qui finira tôt ou tard par libérer les ressources nécessaires à la suite de l’aventure. Tant que tu ne prends pas conscience de ta souveraineté dans ta capacité à créer ta dépression pour le meilleur, alors tu déprimes. Tu te vis en victime de tout ce qui te passe sous la main. Les fantômes dont on dit qu’ils sont coincés entre deux mondes expérimentent le même choix. Se vivre victime de leur création. Attendre de trouver la lumière en eux, lumière qui leur fera se souvenir de leur souveraineté. 

A la manière dont tu éclaires l’autre par l’amour que tu lui portes. A la manière dont tu influences celui qui est en dépression par la sincérité que tu lui offres ; ceux qui perçoivent ces fantômes peuvent leur montrer la lumière par la sincérité et l’amour qu’ils leurs témoignent. 

Aucun raccourci n’est possible ici. Aucun passage secret ne permet de traverser la vie sans assumer, honorer et reconnaître soi-même ce que nous sommes. Personne ne peut t’aimer à ta place. Personne ne peut te respecter à ta place. Personne ne peut vivre ta vie à ta place. Si l’évidence pourrait nous renvoyer à la satisfaction de cette réalité « je ne veux évidemment que personne ne vive ma vie à ma place », cela implique que je ne pourrai pas me fuir. Je ne pourrai pas me mentir. Ce que je suis, ce que je tente de cacher, ce que je tente de nier, je ne pourrai l’enfouir éternellement. 

Aucune voie ne m’offrira le malheur de vivre sans goûter du terrible au merveilleux que je suis.


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