Romain Delaire

Ecrits

Mon rapport au réel me trompe en ce que je suis convaincu que, lorsque je tiens une lecture cohérente de ce que j’observe je suis sorti des tourments du chaos. Comme si le fait de mettre de la cohérence sur ce que j’observe pouvait me donner le pouvoir de m’exclure de mon observation. Comme si ma puissance intellectuelle était ma meilleure stratégie pour ne plus être surpris par l’instant.

Je peux expliquer avec cohérence le conflit guerrier. Je peux l’expliquer en utilisant une cohérence anthropologique, je peux l’expliquer en utilisant une cohérence économique ou encore une cohérence sociologique, politique et même géopolitique. Aucune de ces démonstrations de logique ne sera fausse, mais est-ce qu’elles me permettront de ne plus être en proie aux conséquences du conflit guerrier ? Est-ce qu’expliquer le conflit guerrier m’immunise moi-même d’incarner un de ses acteurs ?

Comprendre ne me dispense pas de ressentir et d’expérimenter, comprendre ne me sauve de rien, comprendre ne me prive pas de vivre.
Ma propension à croire que je ne suis pas ce que j’observe me motive à extraire un maximum de cohérences du monde qui m’entoure dans le but de m’affranchir de ces concepts qui ne pourraient plus me définir puisque extérieur à ce que je suis par définition.
Pourtant une logique en vaut une autre, l’impossible des uns est la norme des autres, l’irrationnel des uns est la coutume des autres, le paranormal des uns est le standard des autres.

De quelle manière une démonstration cohérente selon un point de vue relatif pourrait-elle me protéger du faux ? De quelle manière ma cohérence pourrait-elle me préserver de la mécréance de celui qui se trompe puisque être cohérent ou non dépend de celui qui m’écoute ? Et si celui qui m’écoute n’est que moi, ne suis-je pas en train de m’illusionner comme juge et partie de ma propre cohérence ?

Ce que je lis à travers l’expression de mon monde m’enseigne que je ne suis pas ici pour cloisonner éternellement le vrai du faux. Je ne suis pas ici pour diviser à jamais le bourreau de la victime. Je ne suis pas ici pour scléroser une cohérence définitive.

Ce monde m’enseigne qu’il est potentiellement tout et rien. Ce monde m’enseigne qu’il prend la forme qui me convient. Il m’encourage à le définir dans l’instant si c’est pour accepter de le laisser disparaître l’instant suivant. Il m’enseigne que lorsque je définis l’instant, ce qui m’intéresse est ce que la forme qu’il prend me fait ressentir, le voyage qu’elle me suggère, l’adrénaline qu’elle décharge dans mes veines, la douceur qu’elle laisse sur ma peau, l’excitation qu’elle élève en ma poitrine, le vertige qu’elle fabrique sous mes pieds. Ce monde me montre que le vrai est ce qui se produit en moi, cette intensité qui fait jaillir mes larmes, cette spontanéité qui fait éclater mes rires, cette animalité qui fait bruler mon corps.

Ce monde m’offre une infinité d’états d’être à la condition que je m’en remette à lui, à condition que je cesse de lui demander d’être une chose et non son contraire.

Je ne suis pas ici pour comprendre mais pour ressentir. Lorsque je prends conscience de ce que je ressens dans l’instant, alors je sais, je comprends ce qu’il y a à embrasser de l’instant.




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L’intention n’est pas une notion qui se choisit mais une notion qui s’entend, une notion dont on se souvient.

Le premier niveau de cette confusion vient du rapport à la responsabilité. Un individu qui se considère responsable des conséquences de ses actes (au sens de potentiellement capable de poser une bonne ou une mauvaise action) se doit de choisir une intention en cohérence avec un système de valeur validé par son groupe dans le but de ne pas être blâmé.

On entre alors dans la ronde du « qui dois-je être pour être reconnu », qui renvoi au « dites-moi ce qui est bien et ce qui est mal que je sache ce que je dois être » !

Le second niveau de cette confusion vient de l’oubli du lien qui nous unis avec l’ailleurs, l’envers ou encore le plan élargi, enfin on le nomme comme on veut.

Nous sommes chacun ici pour apporter quelque chose d’unique à ce monde. Notre originalité, notre particularité enrichit l’expérience collective et c’est lorsque nous acceptons de vivre consciemment cette exclusivité que nous pouvons percevoir en conscience la danse de l’univers qui nous accouche et nous enlace.

Notre originalité est « facile » à vivre lorsqu’elle n’entre pas en contradiction avec la morale de notre groupe. Mais lorsque ce n’est pas le cas nous inventons le choix de ne pas être fidèle à ce qui nous anime profondément et nous jouons à « par-être » ce que nous pensons que les autres attendent de nous.

Ce schisme du conscient est à l’origine de bien des déconvenues car il existe un niveau (que j’appelle énergétique) sur lequel il nous est impossible de « par-être » autre chose que ce que nous sommes. Ce niveau est prépondérant au plan sur laquelle nous avons l’habitude de poser notre attention bien qu’il soit possible d’avoir conscience des mouvements qui s’y jouent. Sur ce plan énergétique (inconscient dans sa majeure partie) nous irradions toujours ce que nous sommes dans notre unique particularité et les autres nous accueillent bien en fonction de ce que nous jouons à ce niveau-là .

Il est ainsi possible d’avoir l’impression d’offrir de la tendresse et de vivre l’expérience de recevoir de l’agressivité et/ou du rejet. Il est ainsi possible de croire faire son maximum pour atteindre un objectif et de vivre l’expérience « d’échouer grossièrement » etc…

L’intention ne se choisit pas au niveau conscient. Elle provient de ce que nous sommes au-delà  du personnage et ne peut être ignorée au moins sur le plan énergétique. Ce que le conscient peut « faire » c’est ETRE à l’écoute de ce que lui fait vivre l’instant et s’abandonner à expérimenter ce qu’il ressent comme juste au-delà de toute morale ou bienséance.

« Là où il y a choix, il n’y a pas liberté.

Le choix implique la confusion, pas la clarté.

Quand on voit très clairement quelque chose, il n’y a pas de choix, il n’y a que l’action.

Seul un esprit confus choisit. »

Jiddu krishnamurti

JK exprime ici l’idée évoquée plus haut : le personnage n’est pas ici pour choisir mais pour vivre, ressentir, se laisser traverser par ce que les autres niveaux ont déjà  préparé pour lui.

L’expérience de « ce qui est » gagne en clarté à mesure que l’attention se pose toujours plus sur les interactions entre celui qui s’identifie au personnage et les autres parts qui le caractérisent sur d’autres plans.


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Bienvenue sur mon site,

Les expériences, partenariats et voyages que je produis ont pour objectif de soigner et libérer nos potentiels à être et faire.

Ma démarche a toujours eu pour lame de fond « la recherche du bonheur ». Ma vie est et a été riche d’entreprises, de voyages, de prises de risques, de recherches et d’études diverses. Aujourd’hui, seul le fruit de l’instant, le plaisir de l’élan et la confiance en ce qui inspire, révèlent pour moi un bonheur (une bonne heure), dont je n’avais pas idée qu’il pouvait être si simplement accessible.

Apres une scolarité souffrante et frustrante, à 20 ans je créai ma première entreprise. La vie d’entrepreneur à succès n’ayant pas abouti à un état d’être nourrissant et fécond, s’est imposé à moi une remise en question du sens de mon existence, du sens de ma place dans la société humaine ; pour finalement pointer ma responsabilité devant le soin que je m’offre à moi-même Romain Delaire.

De cette odyssée faite de fuites et d’espoirs, a germé l’évidence d’inspirer et de faire équipe avec les humains de mon monde. Alors depuis 2016, au travers des voyages et des expériences que j’invente, j’aime à soigner, accompagner et révéler ces rêves, ces capacités, ces mondes légitimes qui bouillonnent et ne demandent qu’à vivre en chacun de nous.

Nous sommes importants. Oser être et faire ce qui te nourrit indique à ce monde le chemin vers oser être et faire ce qui le nourrit. Notre fonction se limite à investir tout ce qui est à notre disposition pour soigner et accompagner le simple humain que nous sommes.

Bienvenue chez moi